21 juillet 2008
Idir, l’espace kabyle et les grands espaces
Le mercredi 09 juillet 2008
Idir, l’espace kabyle et les grands espaces
![]() L'auteur-compositeur-interprète kabyle Idir est le parrain des 22e Nuits d’Afrique. |
La Presse
La Kabylie, cet espace berbère d’Algérie, a sa langue propre, ses valeurs propres, ses revendications propres, ses artistes, ses poètes, ses chantres. S’il faut nommer un seul chanteur kabyle, Idir vient en tête. Le parrain des 22e Nuits d’Afrique a la stature d’un Gilles Vigneault, d’un Félix Leclerc ou d’un Richard Desjardins.
La carrière de cet auteur-compositeur-interprète, né en 1949, remonte à son adolescence alors qu’il se destinait vers des études de géologie. Après un premier tube (Rsed A Yidess) diffusé à Radio Alger en 1973, Idir signait chez Pathé Marconi en 1975 et lançait un album réalisé à Paris: A Vava Inouva, dont la chanson-titre allait devenir un succès planétaire, c’est-à-dire distribué dans 77 pays et traduit en 15 langues.
«J’ai commencé à 17 ans, ça m’a toujours fait bizarre de voir des gens beaucoup plus âgés venir me demander conseil à partir des mots que j’écrivais dans mes chansons. Je crois qu’on m’attribuait des choses qui dépassaient de loin ma compétence. C’était l’effet du succès… C’était être là au moment où il fallait, avec les mots qu’il fallait dire à l’époque. C’est vrai que j’ai vite occupé une place à part, il ne faut pas faire de fausse modestie. Je suis un privilégié, je dépasse le cadre d’un simple chanteur.»
Le sociologue français Pierre Bourdieu, d’ailleurs, a déjà fait observer qu’Idir n’était pas un chanteur mais un membre de chaque famille qui possédait ses disques.
«À travers la tradition dont je suis tributaire, en révélant qui je suis, mes fans retrouvent une tranche de leur histoire dans la mienne.»
Jamais Idir, d’ailleurs, n’a cessé de cultiver une saine proximité avec son public kabyle, qu’il fréquente toujours : «Il est tout à fait normal pour moi d’aller chez les gens comme ça, simplement. Sans eux je ne suis rien, déconnecté, mal à l’aise, je ne peux évoluer comme il le faut. Ce sont les petites gens qui m’attirent, souvent âgées, qui ne savent ni lire ni écrire. Je suis bien en leur compagnie car on évite le superflu. On va tout de suite à l’essentiel.»
Issus d’une tradition orale jusqu’à une période encore récente, les Kabyles algériens n’ont quand même pas peur des mots, bien au contraire.
«Chez nous, la valeur du mot est énorme. Avant la modernité, les tribus kabyles en guerre faisaient s’opposer leurs poètes dans des joutes oratoires. Toutes les tribus se rendaient à l’évidence des mots les plus extraordinaires… et la guerre finissait ! Même les personnes âgées qui vivent encore d’aujourd’hui et qui n’ont pas eu d’éducation veulent d’abord savoir ce que raconte une chanson.»
Chantre de l’identité kabyle dans les années 70, Idir s’identifie aussi à l’espace berbère, qui s’étend des îles Canaries à l’Égypte, du Tchad à la Méditerranée. «On y retrouve la même base linguistique que dans la langue kabyle explique le chanteur. C’est passionnant de voir comment une civilisation qui a couvert un territoire aussi immense a pu résister dans certaines poches stratégiques. Les montagnes, le désert…»
Idir, lui, résiste en région parisienne, bien qu’il retourne très souvent en Algérie où vit encore sa vieille maman de 93 ans. Il explique sa migration: «Dans ma langue maternelle, je n’étais pas reconnu de fait en Algérie. Je n’arrivais pas à m’épanouir. J’en étais même venu à me demander si la société occidentale n’avait pas eu raison de moi, si je ne courais pas après un pays qui s’éloignait chaque jour un peu plus. L’espace kabyle subit l’arabisation à outrance, l’idéologie a pris le pas sur le reste de la vie. On a uniformisé cette région avec un chômage énorme… Je crois qu’on ne veut pas d’une région qui puisse être une conscience, une matière grise, car ça fait peur aux gens qui sont en face.»
Outre le kabyle qui constitue son premier véhicule linguistique, le français est aussi une langue d’expression pour Idir. En témoigne La France des couleurs, un album de 17 titres réalisé l’an dernier avec une foule de jeunes artistes français issus tous horizons raciaux et culturels. Jeudi soir, il compte d’ailleurs présenter un répertoire bilingue au public des Nuits d’Afrique.
«J’ai été nourri au biberon de Brel, Brassens, Ferré, Vigneault et Leclerc. Des enregistrements québécois chez moi à l’époque? Bien sûr. Nous étions des enfants de l’indépendance, nous étions ouverts, nous recevions Fidel Castro et le Che. Nous avions réussi notre révolution, nous étions le phare du Tiers-Monde, champion du non alignement. Toute l’Afrique était en marche vers la décolonisation, tu imagines la fierté d’un lycéen algérien de 17 ans? C’était une période très porteuse», souligne-t-il, sans cacher son bonheur de parrainer un festival qui célèbre l’Afrique dans toutes ses couleurs.
Cela étant, Idir ne semble plus retrouver tous ses repères dans le nouveau paysage culturel de Kabylie «Les chanteurs des plus jeunes générations, pense-t-il, font plus dans l’illustration et dans le folklorisme. Je suis profondément kabyle dans l’âme mais ça ne m’empêche pas de venir au Québec, de m’imprégner de l’Autre. Or, j’ai l’impression que là-bas, on s’en tient au kabylo-kabyle. Et ça m’énerve un petit peu. Ce n’est pas la Kabylie qui doit l’emporter chez un artiste kabyle, c’est son art. Si je te regarde, je préfère te débusquer dans ton clin d’œil, dans ta manière de sourire. Ça me renseignera plus sur toi que tes idées.»
Pour Idir, en fait, l’art est un combat du profane sur le sacré, c’est le pouvoir de dire non et donc le pouvoir de plaire, d’attirer des gens juste par la beauté du mot et d’une belle mélodie.
«En vieillissant, confie-t-il en concluant, je me suis rendu compte que la musique était quelque chose d’essentiel à mon travail. Mais j’ai longtemps cru que la musique était un prétexte pour dire un mot. Oui, j’aurais fait des joutes oratoires si j’avais vécu au 19e siècle. Et j’aurais remporté des victoires!»
Source: La Presse
10 juillet 2008
Portrait: Militant de la cause nationale, historien
Mouloud Gaïd (1916-2000). Militant de la cause nationale, historien
L’instituteur, le syndicaliste et l’historien
« L’histoire est un roman qui a été. Le roman est de l’histoire qui aurait pu être car l’histoire est ce riche trésor des déshonneurs de l’homme.. »
Les Goncourt A Rome, il a acheté des pinces coupantes destinées à la ligne Morice. Auteur de plusieurs ouvrages, Mouloud était profondément imprégné de l’histoire ancestrale de notre pays. Son frère cadet Tahar a aussi été tenté par l’écriture. Ancien ambassadeur, il a à son actif de nombreux écrits, notamment sur l’Islam
Le regard est assuré, la silhouette forte. Ses lunettes à montures qui durcissent son visage anguleux lui donnent l’air d’un instituteur besogneux prêt à sevir. Instituteur et militant, tel était l’homme qui mènera de pair le combat contre l’ignorance et pour les libertés avec la même ardeur, la même détermination. Mouloud Gaïd de son nom de guerre Si Rachid, peut s’enorgueillir de ses combats ininterrompus. Les combats, il a eu à les mener très jeune quand des responsabilités lui furent confiées, alors qu’il n’avait pas atteint l’âge de la puberté. « C’était le pilier de la famille à laquelle il était très attaché. C’était une autorité morale. Il s’est substitué à ses aînés pour être le chef, confie Hadda Saïdi, son épouse. Il s’est occupé de la maison familiale à Timengache, détruite par les colons. C’est lui qui s’est chargé de la restaurer en 1962. Il était sévère, autoritaire mais un exemple de rectitude. »
Ce beau pays des Beni Yala
Son neveu, Mourad Bouchemla, garde le souvenir d’un homme accompli qui a porté à bout de bras toute la famille : « C’est lui qui a accompagné à l’aéroport de Tunis, Abane Ramdane, son ami, pour ce qui allait être son dernier voyage. ‘’Da’’ Mouloud est l’un des derniers à l’avoir vu. Il avait ses hobbies, comme l’apiculture, la botanique. Il aimait restaurer les tableaux de peinture. Mais c’est un féru d’histoire. Il était curieux et voulait tout savoir toujours en quête d’identité. C’est lui qui a mis à jour l’arbre généalogique de la famille. C’est dire son attachement aux racines. » Il est né à Guenzet, ce beau pays de Beni Yala, creuset du sacrifice et du militantisme qui a enfanté de dignes fils de l’Algérie depuis El Hachemi Bel Mouloud, Cheikh Saïd Salhi jusqu’aux martyrs de la liberté dont le premier dans ces contrées, Arezki Kehal, mort à 35 ans en 1939, défiant avec courage l’oppresseur français. Guenzet Beni Yala, que Ben Badis et El Ouartilani visitaient fréquemment, a une longue histoire d’amour et de fidélité envers le nationalisme. Comment peut-il en être autrement pour des gens fiers, pétris dans ce roc des montagnes, rétifs à toute soumission, rudes comme la nature qui les entoure. Une région déshéritée, malgré tout, et qui n’a que rarement bénéficié de l’attention des autorités. On raconte ici, que dans les années 70, Boumediène y fit une visite impromptue s’étonnant que des hommes miséreux vivaient encore dans des grottes. Actuellement, le Dr Benadouda, qui a tant servi à Belcourt, maire de Guenzet, s’attache du haut de ses 83 ans, à redorer un blason terni. Rude tâche mais non impossible. Des hommes et des femmes d’honneur tous issus de cette région, se sont sacrifiés pour Dieu et la patrie : Mouloud Belhouchet, Mohamed Bouguerra, Debbih Chérif, Abdi, Temani, Zeroual, Mohamed Zekkal, Zouaoui Lahcène, Makhlouf Zenati, Dekar Boualem, Malika Gaïd, fille de Tamengacht, infirmière diplômée de Sétif, tombée au champ d’honneur à 24 ans.
La moudjahida Khiar issue elle aussi de la région en parle avec une infinie tendresse. Si Malika, sœur cadette de Mouloud était « une révolutionnaire romantique », selon l’expression de la moudjahida Annie Steiner, Mouloud était un pragmatique. Toute sa vie a été un combat pour les siens, pour les libertés, mais aussi une quête identitaire continuelle qui transparaît à travers ses multiples ouvrages sur l’histoire, sa passion. Après une année d’école primaire à Timengache, il se retrouve à l’école Causemille de Belcourt où le père, Mohamed Amokrane, avait emmené la famille car exercant au CFRA, ancêtre de la RSTA. Mouloud passe le certificat d’études en juin 1929, puis est transféré au collège du champ de manœuvres (El Idrissi). Il passe avec succès le brevet élémentaire et supérieur en 1935 et est admis au collège de Médéa où il est diplômé en 1938. A sa sortie, il est mobilisé et rejoint les 5e tirailleurs de 1938 à 1940. Démobilisé il est nommé instituteur à Ifren (Bougie) puis est muté à Guenzet. Là, il fut déclaré « anti Français et envoyé par mesure disciplinaire au Sud, à Djrid, école réservée surtout aux nomades « qui viennent y séjourner quelques temps. » Durant l’année 43/44 il est nommé à l’école de Bou Ayachen, commune mixte des Bibans. « Ce fut là que je connus Si El Mouhoub Ouel Mouhoub, un grand savant qui fut secrétaire particulier du sultan Abdelhamid de Turquie de 1916 à 1919, puis il fut nommé consul de France à Djeddah (le premier algérien à avoir occupé cette fonction). Mouloud connut par la suite Bencheneb Saadedine et Mokdad. »
À la tête de l’UGTA
De nouveau mobilisé en avril 1943 aux 7es tirailleurs de Héliopolis (Guelma)il est démobilisé une année après pour cause de maladie. Il est nommé directeur de l’école de Zemoura. (Bibans), puis muté à Bordj Bou Arréridj. Il est membre du comité central de l’UDMA. Dès 1955, l’école est fermée, il est muté en qualité de surveillant général au collège technique de Sétif. Il est en contact avec Kaci, responsable politique de la wilaya III. Il activa d’abord dans sa région natale, premier bastion du colonel Amirouche, avec lequel il devait entretenir des relations suivies jusqu’à la mort de ce dernier au Djebel Thameur près de Bou Saâda. Au demeurant, c’est dans la maison familiale à Timengacht que se sont effectués les premiers regroupements des dirigeants de la lutte armée à quelques jours seulement du congrès de la Soummam qui devait se tenir non loin de là.
Féru d’histoire
En décembre 1955, Si Rachid tient une réunion avec Rebah Lakhdar, Abas Torki et Abane Ramdane à Djenane Bendenoune à Kouba dans le domicile qu’occupait cheikh Bachir El Ibrahimi pour hâter la naissance de l’UGTA. Mouloud est désigné adjoint de Aïssat Idir. Il fut chargé de présenter la candidature de l’UGTA à la Confédération internationale des syndicats libres dont le congrès eut lieu à Bruxelles, Aïssat ayant été arrêté quelques jours auparavant. Puis Mouloud se déplace en Tunisie pour représenter la centrale syndicale auprès des organisations internationales. En décembre 1956, il est désigné par le CEE membre de la délégation FLN à la Conférence des pays indépendants d’Afrique aux côtés de M’hamed Yazid et Benyahia. Il est chef de la délégation syndicale à la réunion des syndicats arabes au Caire, puis chargé de mission à Rome, Madrid, Tanger, Rabat, Genève, Bonn. Le 20 août 1957, il était présent à la réunion du CNRA au Caire, comme consultant de Krim en dehors des séances - C’est à cette période qu’il apprit sa condamnation par le tribunal d’Alger à 20 ans de travaux forcés par contumace. En 1958, Mouloud participe à l’exécutif du CISL à Bruxelles, ensuite au Congrès de Tunis. Puis il conduit la délégation de l’UGTA à la Conférence régionale des syndicats africains à Accra (Ghana), puis à celles de Tanger et de Tunis. En 1959, Mouloud devait être désigné à Rome, mais n’y restera qu’un mois, le représentant algérien en place ne voulant pas céder sa place et préservant coûte que coûte son poste. Mais ce mois fut riche en enseignements. Mouloud rencontra le célèbre Mateï, homme politique italien qui a élaboré la politique énergitique et industrielle de son pays d’après-guerre.
Le délégué algérien l’a sollicité pour aider les résistants algériens à transiter librement en pays transalpin. « Mateï n’y vit aucun inconvénient, sauf qu’il nous a démandé de faire une déclaration officielle, condamnant les agissements de la France, qui venait de signer des contrats avec les Américains à propos de l’exploitation des gisements de pétrole. Il craignait, qu’à l’indépendance, l’Algérie liée à des puisssances étrangères ne laisserait aucune possibilité au géant pétrolier italient ENI. » Ferhat Abbas fit la déclaration officielle condamnant tout ce qui pouvait porter atteinte à la souveraineté de l’Algérie indépendante… Mateï ne savoura pas longtemps cette bonne nouvelle puisqu’il ne tarda pas à succomber à l’attentat perpétré par la CIA. Quand le GPRA fut proclamé le 19 septembre 1958, Mouloud fut choisi par Mohamedi Saïd en qualité de directeur de cabinet. A l’indépendance, il est élu député à l’assemblée constituante (62-64). Après un passage à Air Algérie en tant que directeur commercial (1966), il retourne à l’enseignement où il est inspecteur des enseignements élémentaire et moyen. Il fait valoir ses droits à le retraite en 1971. Mais il est de nouveau sollicité en 1973 pour occuper le poste de directeur général de l’entreprise communale du Grand Alger jusqu’en 1978. Mouloud se consacre alors, à son hobby : l’écriture de l’histoire qu’il avait entamée au début des années soixante-dix avec Aguallids et Romains en Berberie (1971), L’Algérie sous les Turcs (1973), puis Histoire de Bougie et sa région (1976), Chronique des beys de Constantine (1980) Les Beni Yala (1989), Les Berbères dans l’histoire (1990), Mokrani (1993), Les Berbères en Espagne, les Berbères au service des Fatimides. De l’UDMA au FLN jusqu’à sa disparition en 2000, sa vie n’a été qu’une succession de luttes pour les libertés et l’émancipation et une quête renouvelée pour l’identité dont son combat pour la réhabilitation de la dimension amazigh. Il en était tellement imprégné et convaincu qu’il rejoint à 80 ans, en 1995 le haut commissariat à l’amazighité. L’un de ses collègues de l’époque, M. Tessa, « tire un chapeau bas à ce grand monsieur à l’enthousiasme juvénile que l’âge n’a pas émoussé. Ce monument d’intégrité, cet authentique patriote, s’est totalement dévoué à l’idéal qu’il a épousé dès sa tendre jeunesse. Son itinéraire parle pour lui. » « Ecrire et enseigner l’histoire dans le strict respect de la vérité, c’est assurer à l’égard de nos ancêtres et des générations montantes notre devoir de mémoire », aimait-il à répéter. Il était constamment en quête de cette vérité, tentant de dénouer tous les fils, laissant derrière lui une œuvre appréciable, mais hélas inachevée…
Parcours
Né en 1916 à Guenzet, il fit ses premières classes dans sa ville natale avant de les poursuivre à Alger, où la famille a rejoint le père employé dans les transports algérois. Très jeune, il s’intéresse au sort des autres. Il entre au syndicat et représente l’UGTA au Congrès de Bruxelles, étant l’adjoint de Aïssat Idir. Il a été membre du comité central de l’UDMA au congrès de Blida en 1946. Très proche de Krim Belkacem, de Abane Ramdane et du colonel Amirouche. Chargé de mission du FLN dans de nombreuses capitales étrangères, condamné par le tribunal d’Alger à 20 ans de travaux forcés par contumace en 1957. Directeur de cabinet de Mohamedi Saïd. Député à l’Assemblée constituante en 1962. Après avoir été directeur à Air Algérie, il retourne à l’enseignement en 1968. Il prend sa retraite en 1978. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire ancienne de l’Algérie éternelle.
Par Hamid Tahri
Source: El Watan ==> Edition du 10 juillet 2008
14 juin 2008
Emblèmes et chronologie sur l'Algérie
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Beylerbeys (Ottoman governors)
1516 - 1518
Aruj
1518 - 1520
Khair ad-Din (Barbarossa)
(b. c.1474 - d. 1546)
(1st time)
1525 - 1535
Khair ad-Din (Barbarossa)
(s.a.)
(2nd time)
Khalifahs
1535 - 1543
Hasan Aga
(b. c.1487 - d. 1545)
(acting for Barbarosa)
1543 - 1544
Beshir Pasha
(acting for Barbarosa)
1544 - 1546
Hasan Pasha (1st time)
(d. 1572)
(acting for Barbarosa)
Beylerbeys (Ottoman governors)
1546 - 1551
Hasan Pasha (2nd time)
(s.a.)
1551 - 1552
Khalifa Saffah (acting)
1552 - 1556
Salah Raïs
1556 - 1557
Hasan Corso (acting)
(d. 1557)
1557
Mehmed Tekkelerli
(d. 1557)
1557
Yusuf (acting)
1557
Yahya (acting)
1557 - 1561
Hasan Pasha (3rd time)
(s.a.)
1561 - 1562
Hasan Khüsro Aga (acting)
1562
Ahmad Pasha Qabia (acting)
1562 - 1567
Hasan Pasha (4th time)
(s.a.)
1567 - 1568
Mehmed Pasha (1st time)(acting)
1568 - 1577
Ölj Ali Pasha
(el-Euldj 'Ali)
1568 - 1570
Mehmed Pasha (2nd time)
(acting for Ölj Ali Pasha)
1570 - 1574
Arab Ahmed
(d. 1578)
(acting for Ölj Ali Pasha)
1574 - 1577
Qa'id Ramadan
(acting for Ölj Ali Pasha)
Pashas
1577 - 1580
Hasan Pasha Veneziano (1st time) (d. af.1588)
1580 - 1582
Jafer Pasha
1582
Qa`id Ramadan
1582 - 1588
Hasan Pasha Veneziano (2nd time) (s.a.)
1588 - 1589
Deli Ahmed Pasha
1589 - 1592
Khizr (or Haydar) Pasha
(d. 1605)
(1st time)
1592 - 1594
Shaban Pasha
1594
Mustafa Pasha (1st time)
1594 - 1596
Khizr Pasha (2nd time)
(s.a.)
1596 - 1598
Mustafa Pasha (2nd time)
1598 - 1599
Hasan Pasha Bu Risa
1599 - 1603
Süleyman Pasha
1603 - 1605
Khizr Pasha (3rd time)
(s.a.)
1605 - 1607
Köse Mustafa Pasha (1st time)
1607 - 1610
Rizvan Pasha
1610 - 1613
Köse Mustafa Pasha (2nd time)
1613 - 1616
Shaykh Huseyin Pasha (1st time)
1616
Köse Mustafa Pasha (3rd time)
1616
Süleyman Katanya
1617 - 1619
Shaykh Hüseyin Pasha (2nd time)
1619 - 1621
Sherif Koça
1621
Khizr Pasha (4th time)
1621
Mustafa Pasha
1622
Khüsrev Pasha
1622 - 1626
Murad Pasha
1627 - 1629
Hüseyin Pasha (1st time)
1629 - 1629/30
Yunus
1629/30 - 1634
Hüseyin Pasha (2nd time)
1634 - 1636
Yusuf Pasha
1636 - 1638
Abu'l-Hasan Ali Pasha
1638 - 1640
Shaykh Hüseyin Pasha
1640 - 1642
Abu Djamal Youssef Pasha
1642 - 1645
Mehmed Brusali Pasha
1645
Ali Biçnin (Bijnin) Pasha
1645 - 1647
Mahmud Brusali Pasha
1647 - 1650
Yusef Pasha
1650 - 1653
Mehmed Pasha
1653 - 1655
Ahmed Pasha (1st time)
1655 - 1656
Ibrahim Pasha (1st time)
1656 - 1658
Ahmad Pasha (2nd time)
1658 - 1659
Ibrahim Pasha (2nd time)
1659
Ismail Pasha
Aghas
1659 - 1660
Khalil Aga
(d. 1659)
1660 - 1661
Ramadan Aga
(d. 1661)
1661 - 1665
Shaban Aga
(d. 1665)
1665 - 1671
Ali Aga
(d. 1671)
Deys
1671 - 1682
Muhammad I
1682 - 1683
Hassan I Baba
(d. 1683)
1683 - 1686
Hüseyin I "Mezzo-morte"
(d. 1701/02)
1686 - 1688
Ibrahim I
1688 - 1695
Sha'ban
1695 - 1698
Ahmed I
1698 - 1699
Hassan II Chavush
1699 - Oct 1705
Mustafa I
Oct 1705 - Apr 1706 Hüseyin
II Khoja
Apr 1706 - Mar 1710 Muhammad
II Bektash
Mar 1710 - 17 Jun 1710 Ibrahim II
17 Jun 1710 - 4 Apr 1718 Ali II Shavush
(d. 1718)
4 Apr 1718 - 18 May 1724 Muhammad III
(b. 1682 - d. 1724)
18 May 1724 - 1731
Kurd 'Abdi
(b. c.1665 - d. 1731)
1731 - Nov 1745
Ibrahim III "the Old"
Nov 1745 - Feb 1748 Kücük
Ibrahim IV
Feb 1748 - 11 Dec 1754 Muhammad IV "El
Retorto" (b.
c.1684 - d. 1754)
11 Dec 1754 - Feb 1766 Ali III
(d. 1766)
Feb 1766 - 11 Jul 1791 Muhammad V
(b. 1688? - d. 1791)
11 Jul 1791 - Jun 1798 Hassan III
(d. 1798)
Jun 1798 - 1 Jul 1805 Mustafa II
1 Jul 1805 - 15 Nov 1808 Ahmed II
15 Nov 1808 - Feb 1809 Ali IV ar-Rasul
Feb 1809 - Mar 1815 Ali
V
(d. 1815)
Mar 1815 - 11 Apr 1815 Muhammad VI
11 Apr 1815 - 2 May 1817 Omar
(b. 1771 - d. 1817)
2 May 1817 - 1 Mar 1818 Ali VI Khoja
(d. 1818)
1 Mar 1818 - 5 Jul 1830 Hüseyin III
(b. 1767 - d. 1848)
Military Commanders
5 Jul 1830 - 12 Aug 1830 Louis, comte de Chaisne de
(b. 1773 - d. 1846)
Bourmont
12 Aug 1830 - 21 Mar 1831 Bertrand, comte Clauzel
(b. 1772 - d. 1842)
21 Mar 1831 - 6 Dec 1831 Pierre, baron Berthezène
(b. 1775 - d. 1847)
6 Dec 1831 - 29 Apr 1833 René Savary, duc de
Rovigo (b. 1774 - d. 1833)
22 Nov 1832 - Dec 1843 Abd-el-Kader -Emir
of Mascara (b. 1808 - d. 1883)
(Amir al-Mu´minin [also styled Sultan],
in rebellion [to 23 Dec 1847 in exile in Morocco])
29 Apr 1833 - 27 Jul 1834 Théophile, baron Voirol
(b. 1781 - d. 1853)
Governors-general
27 Jul 1834 - 8 Jul 1835 Jean Baptiste,
(b. 1765 - d. 1844)
comte Drouet d'Erlon
8 Jul 1835 - 12 Feb 1837 Bertrand, comte Clauzel
(s.a.)
12 Feb 1837 - 13 Oct 1837 Charles-Marie Denys,
(b. 1793 - d. 1837)
comte de Damrémont
11 Nov 1837 - Dec 1840 Sylvain Charles,
comte Valée (b. 1773 - d. 1846)
22 Feb 1841 - 27 Sep 1847 Thomas Robert Bugeaud,
(b. 1784 - d. 1849)
marquis de la Piconnerie,
(from 1844) duc d'Isly
1 Sep 1845 - 6 Jul 1847 Louis Juchault de Lamoricière
(b. 1806 - d. 1865)
(acting for Bugeaud)
6 Jul 1847 - 27 Sep 1847 Marie-Alphonse Bedeau
(b. 1804 - d. 1863)
(acting for Bugeaud)
27 Sep 1847 - 24 Feb 1848 Henri Eugène Philippe Louis
(b. 1822 - d. 1897)
d'Orléans, duc d'Aumale
24 Feb 1848 - 29 Apr 1848 Louis Eugène Cavaignac
(b. 1802 - d. 1857)
29 Apr 1848 - 9 Sep 1848 Nicolas Anne Théodule
Changarnier (b. 1793 - d. 1877)
9 Sep 1848 - 22 Oct 1850 Viala, baron Charon
(b. 1794 - d. 1880)
22 Oct 1850 - 10 May 1851 Alphonse Henri, comte d'Hautpoul
(b. 1789 - d. 1865)
10 May 1851 - 11 Dec 1851 Aimable-Jean-Jacques Pélissier
(b. 1794 - d. 1864)
(1st time)
11 Dec 1851 - 31 Aug 1858 Jacques Louis César Alexandre,
(b. 1795 - d. 1871)
comte de Randon
Ministers for Algeria and the colonies
31 Aug 1858 - 21 Mar 1859 Prince Napoléon Bonaparte
(b. 1822 - d. 1891)
21 Mar 1859 - 24 Nov 1860 Prosper, comte de Chasseloup-Laubat(b.
1805 - d. 1873)
Governors-general
24 Nov 1860 - 22 May 1864 Aimable-Jean-Jacques Pélissier,
(s.a.)
duc de Malakoff (2nd time)
Minister for Algeria and the colonies
22 May 1864 - 1 Sep 1864 Édouard de Martimprey
(b. 1808 - d. 1883)
Governors-general
1 Sep 1864 - 27 Jul 1870 Patrice Maurice de Mac-Mahon
(b. 1808 - d. 1893)
27 Jul 1870 - 23 Oct 1870 Louis, baron Durrieu (acting)
(b. 1812 - d. 1877)
23 Oct 1870 - 16 Nov 1870 Jean Louis Marie Walsin-Esterhazy
(b. 1804 - d. 1871)
(acting)
Extraordinary Commissioners (and prefects of Oran)
16 Nov 1870 - 8 Feb 1871 Charles du Bouzet
(b. 1817 - d. 1883)
c.Nov 1870 - Mar 1871 Romuald Vuillermoz
(Mayor of Algiers and Head of the
Committee of Defense, in rebellion)
8 Feb 1871 - 29 Mar 1871 Alexis Lambert
(b. 1829 - d. 1877)
Governors-general
29 Mar 1871 - 10 Jun 1873 Louis Henri, comte de Gueydon
(b. 1809 - d. 1886)
10 Jun 1873 - 15 Mar 1879 Antoine Eugène Alfred Chanzy
(b. 1823 - d. 1883)
15 Mar 1879 - 26 Nov 1881 Albert Grévy (acting)
(b. 1834 - d. 1899)
26 Nov 1881 - 18 Apr 1891 Louis Tirman
(b. 1837 - d. 1899)
18 Apr 1891 - 1 Oct 1897 Jules Cambon
(b. 1845 - d. 1935)
1 Oct 1897 - 26 Jul 1898 Louis Lépine
(b. 1846 - d. 1933)
26 Jul 1898 - 3 Oct 1900 Édouard Laferrières
(b. 1813 - d. 1901)
3 Oct 1900 - 18 Jun 1901 Charles Célestin Jonnart
(1st time)(b. 1857 - d. 1927)
(acting)
18 Jun 1901 - 11 Apr 1903 Paul Révoil
(b. 1856 - d. 1914)
11 Apr 1903 - 5 May 1903 Maurice Varnier (acting)
(b. 1851 - d. 19..)
5 May 1903 - 22 May 1911 Charles Célestin Jonnart
(2nd time)(s.a.)
(acting)
22 May 1911 - 29 Jan 1918 Charles Lutaud
(b. 1855 - d. 1921)
29 Jan 1918 - 29 Aug 1919 Charles Célestin Jonnart
(3rd time)(s.a.)
(acting)
29 Aug 1919 - 28 Jul 1921 Jean Baptiste Eugène Abel
(b. 1863 - d. 1921)
28 Jul 1921 - 17 Apr 1925 Théodore Steeg
(b. 1868 - d. 1950)
17 Apr 1925 - 12 May 1925 Henri Dubief (acting)
12 May 1925 - 20 Nov 1927 Maurice Viollette
(b. 1870 - d. 1960)
20 Nov 1927 - 3 Oct 1930 Pierre Louis Bordes
(b. 1870 - d. 1943)
3 Oct 1930 - 21 Sep 1935 Jules Gaston Henri Carde
(b. 1874 - d. 1949)
21 Sep 1935 - 20 Jul 1940 Georges Le Beau
(b. 1879 - d. 1962)
20 Jul 1940 - 16 Jul 1941 Jean Charles Abrial
(b. 1879 - d. 1962)
16 Jul 1941 - 20 Nov 1941 Maxime Weygand
(b. 1867 - d. 1965)
20 Nov 1941 - 20 Jan 1943 Yves Charles Chatel
(b. 1865 - d. 1944)
20 Jan 1943 - 3 Jun 1943 Marcel Peyrouton
(b. 1887 - d. 1983)
3 Jun 1943 - 8 Sep 1944 Georges Catroux
(b. 1877 - d. 1969)
8 Sep 1944 - 11 Feb 1948 Yves Chataigneau
(b. 1891 - d. 1961)
11 Feb 1948 - 9 Mar 1951 Marcel Edmond Naegelen
(b. 1892 - d. 1978)
12 Apr 1951 - 26 Jan 1955 Roger Léonard
(b. 1898 - d. 1987)
26 Jan 1955 - 1 Feb 1956 Jacques Émile Soustelle
(b. 1912 - d. 1990)
Resident ministers
1 Feb 1956 - 9 Feb 1956 Georges Catroux
(s.a.)
9 Feb 1956 - 13 May 1958 Robert Lacoste
(b. 1898 - d. 1989)
13 May 1958 - 1 Jun 1958 André Mutter
(b. 1901 - d. 1973)
13 May 1958 - 23 May 1958 Jacques Massu
(b. 1908 - d. 2002)
(president of the Committee of Public
Safety, in rebellion)
23 May 1958 - 7 Jun 1958 Jacques Massu
(s.a.)
+ Sid Cara
(b. 1902 - d. 1999)
(presidents of the Central Committee
of Public Safety, in rebellion)
Delegates-general
7 Jun 1958 - 12 Dec 1958 Raoul Albin Louis Salan
(b. 1899 - d. 1984)
12 Dec 1958 - 23 Nov 1960 Paul Albert Louis Delouvrier
(b. 1914 - d. 1995)
23 Nov 1960 - 19 Mar 1962 Jean Morin
(b. 1916)
21 Apr 1961 - 25 Apr 1961 Directorate (in rebellion)
- Maurice Challe
(b. 1905 - d. 1979)
- André Zeller
(b. 1898 - d. 1979)
- Edmond Jouhaud
(b. 1905 - d. 1995)
- Raoul-Albin-Louis Salan
(s.a.)
High commissioner
19 Mar 1962 - 3 Jul 1962 Christian Fouchet
(b. 1911 - d. 1974)
Chairman of the Provisional Executive
3 Jul 1962 - 25 Sep 1962 Abderrahmane Farès
(b. 1911 - d. 1991) FLN
Chairman of the National Constituent Assembly
25 Sep 1962 - 27 Sep 1962 Ferhat Said Ahmed Abbas
(b. 1899 - d. 1985) FLN
Presidents
27 Sep 1962 - 19 Jun 1965 Mohamed Ahmed Ben Bella
(b. 1918)
FLN
(head of state as prime minister to 20 Sep 1963)
19 Jun 1965 - 27 Dec 1978 Houari Boumedienne
(b. 1932? - d. 1978) Mil/FLN
(chairman Revolutionary Council to 11 Dec 1976)
27 Dec 1978 - 9 Feb 1979 Rabah Bitat (interim)
(b. 1925 - d. 2000) FLN
9 Feb 1979 - 11 Jan 1992 Chadli Bendjedid
(b. 1929)
FLN
11 Jan 1992 - 14 Jan 1992 Abdelmalek Benhabyles
(b. 1921)
FLN
(chairman Constitutional Council)
14 Jan 1992 - 31 Jan 1994 High State Committee
- Khaled Nezzar
(b. 1937)
Mil
- Ali Haroun
(b. 1927)
FLN
- Tedjini Haddam
(b. 1921 - d. 2000) Non-party
- Ali Kafi
(b. 1928)
FLN
(chairman from 2 Jul 1992)
- Mohamed Boudiaf
(b. 1919 - d. 1992) PRS
(16 Jan - 29 Jun 1992)(chairman)
- Redha Malek (from 2 Jul 1992) (b. 1931)
Non-party
31 Jan 1994 - 27 Apr 1999 Liamine Zéroual
(b. 1941)
Non-party/RND
(Head of State to 27 Nov 1995)
27 Apr 1999 -
Abdelaziz Bouteflika
(b. 1937)
Non-party
Presidents of the Provisional Government of the Algerian Republic
(in Tunis exile to 3 Jul 1962)
19 Sep 1958 - 27 Aug 1961 Ferhat Said Ahmed Abbas
(s.a.)
FLN
27 Aug 1961 - 27 Sep 1962 Benyoucef Ben Khedda
(b. 1920 - d. 2003) FLN
Prime ministers
27 Sep 1962 - 20 Sep 1963 Mohamed Ahmed Ben Bella
(s.a.)
FLN
8 Mar 1979 - 22 Jan 1984 Mohamed Ben Ahmed Abdelghani
(b. 1927 - d. 1996) FLN
22 Jan 1984 - 5 Nov 1988 Abdelhamid Brahimi
(b. 1936)
FLN
5 Nov 1988 - 9 Sep 1989 Kasdi Merbah
(b. 1938 - d. 1993) FLN
9 Sep 1989 - 5 Jun 1991 Mouloud Hamrouche
(b. 1943)
FLN
5 Jun 1991 - 8 Jul 1992 Sid Ahmed Ghozali
(b. 1937)
FLN
8 Jul 1992 - 21 Aug 1993 Belaid Abdessalam
(b. 1928)
FLN
21 Aug 1993 - 11 Apr 1994 Redha Malek
(s.a.)
Non-party
11 Apr 1994 - 31 Dec 1995 Mokdad Sifi
(b. 1940)
Non-party
31 Dec 1995 - 15 Dec 1998 Ahmed Ouyahia (1st time)
(b. 1952) Non-party/RND
15 Dec 1998 - 23 Dec 1999 Smail Hamdani
(b. 1930)
Non-party
23 Dec 1999 - 27 Aug 2000 Ahmed Benbitour
(b. 1946)
Non-party
27 Aug 2000 - 5 May 2003 Ali Benflis
(b. 1944)
FLN
5 May 2003 - 24 May 2006 Ahmed Ouyahia (2nd time)
(s.a.)
RND
24 May 2006 -
Abdelaziz Belkhadem
(b. 1945)
FLN
-
![[Emirate of Mascara 1832-47]](dz_1843z.gif)
- Emirate of Mascara 1832-1847
Territorial Disputes: Algeria supports the exiled Sahrawi Polisario Front and rejects Moroccan administration of Western Sahara; most of the approximately 102,000 Western Saharan Sahrawi refugees are sheltered in camps in Tindouf, Algeria; Algeria's border with Morocco remains an irritant to bilateral relations, each nation accusing the other of harboring militants and arms smuggling; in an attempt to improve relations, Morocco, in mid-2004, unilaterally lifted the requirement that Algerians visiting Morocco possess entry visas - a gesture not reciprocated by Algeria; Algeria remains concerned about armed bandits operating throughout the Sahel who sometimes destabilize southern Algerian towns; dormant disputes include Libyan claims of about 32,000 sq km still reflected on its maps of southeastern Algeria and the FLN's assertions of a claim to Chirac Pastures in southeastern Morocco.
Party abbreviations: FLN = Front pour la Libération
Nationale/Jabha al Tahrir al Watani (Front for National Liberation, socialist
-only legal party 1958-1989); MSP = Mouvement de la société
pour la paix/Harakat Moudjtamaa As-Silm (Movement of the Society for Peace,
islamist);
PRS = Parti Révolutionnaire Socialiste (Revolutionary
Socialist Party); RND = Rassemblement national pour la démocratie
(National Rally for Democracy, authoritarian); Mil = Military
note: a law banning political parties based on religion
was enacted in Mar 1997.
Oasis, and Touggourt.
two départements (Saoura [Aïn Sefra] and Oasis [Ghardaia
Oasis and Touggourt]).
19 Mar 1962 France agrees to future Algerian sovereignty over the region.
3 Jul 1962
Part of independent Algeria.
Ministers for Sahara (in Paris)
13 Jun 1957 - 14 May 1958 Max Lejeune (1st time)
(b. 1909 - d. 1995)
14 May 1958 - 1 Jun 1958 Édouard Corniglion-Molinier
(b. 1899 - d. 1960)
3 Jun 1958 - 8 Jan 1959 Max Lejeune (2nd time)
(s.a.)
5 Feb 1960 - 24 Aug 1961 Robert Lecourt
(b. 1908 - d. 2004)
24 Aug 1961 - 15 Apr 1962 Louis Jacquinot
(b. 1898 - d. 1993)
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May 1509
Oran a Spanish possession.
1708 - 1732
Annexed by Algiers, part of the Ottoman Empire.
1732
Spanish rule.
Mar 1792
Re-incorporated into the Ottoman Empire.
1831
Conquered by France and incorporated into Algeria.
Governors
1509
Pedro Navarro, conde de Oliveto (b. c.1460 -
d. 1528)
1805? - 1807
Mehmed Bey Makkalas
1509 - 1510
Rui Días Álvares de Rojas
1510 - 1512
Diego Fernández de Córdoba y
Arellano, marqués de Comares
(1st time)
1512 - 1517
Martín de Argote
1517 - 1522
Diego Fernández de Córdoba y
Arellano, marqués de Comares
(2nd time)
1522 - 1523
Luis Fernández de Córdoba,
marqués de Comares (1st time)
1523 - 1525
Luis de Cárdenas
1525 - 1531
Luis Fernández de Córdoba,
marqués de Comares (2nd time)
1531 - 1534
Pedro de Godoy
1534 - 1558
Martín Alonso Fernández de
Córdoba Montemayor y Velasco,
conde de Alcaudete
1558 - 1564
Alonso de Córdoba y Fernández
de Velasco, conde de Alcaudete
1564 - 1565
Andrés Ponce de León
1565 - 1567
Hernán Tello de Guzmán
1567 - 1571
Pedro Luis Galcerán de Borja
y Castrópinos, marqués de
Navarrés
1571 - 1573
Felipe Galcerán de Borja
1573 - 1574
Diego Fernández de Córdoba,
conde de Comares (1st time)
1574 - 1575
Luis de Bocanegra
1575 - 1585
Martín de Córdoba y Velasco,
marqués de Cortes
1585 - 1589
Pedro de Padilla
1589 - 1594
Diego Fernández de Córdoba,
conde de Comares (2nd time)
1594 - 1596
Gabriel Niño de Zúñiga
1596 - 1604
Francisco de Córdoba y Velasco,
conde de Alcaudete
1604 - 1607
Juan Ramírez de Guzmán,
conde de Teba
1607 - 1608
Diego de Toledo y Guzmán
1608 - 1616
Felipe Ramírez de Arellano,
conde de Aguilar de Inestrillas
1616 - 1625
Jorge de Cárdenas Manrique,
duque de Maqueda
1625 - 1628
Antonio Sancho Davila y Toledo,
marqués de Velada
1628 - 1632
Francisco González de Andía y
Irarrazábal y Zárate, visconde
de Santa Clara de Avedillo
1632 - 1639
Antonio de Zúñiga y de la Cueva,
marqués de Flores Dávila
(1st time)
1639 - 1643
Álvaro de Bazán Manrique de Lara
y Benavides, marqués del Viso
1643 - 1647
Rodrigo Pimentel Ponce de León,
marqués de Viana
1647 - 1652
Antonio de Zúñiga y de la Cueva,
marqués de Flores Dávila
(2nd time)
1652 - 1660
Antonio Gómez Dávila Toledo
y Osorio, marqués de San Román
1660 - 1666
Gaspar Felipe de Guzmán,
duque de San Lucar
1666 - 1672
Fernando Joaquín Fajardo de
Requeséns y Zúñiga, marqués
de los Vélez
1672 - 1675
Diego de Portugal
1675 - 1678
Iñigo de Toledo y Osorio
1678 - 1681
Pedro Andrés Ramírez de Guzmán
y Acuña, marqués de Algava
1681 - 1682
Gaspar Portocarrero,
conde de la Monclova
1682 - 1683
Pedro Félix José de Silva y
Meneses, conde de Cifuentes
1683 - 1685
Juan de Villalpando, marqués
de Osera
1685 - 1687
Antonio Paniagua de Loaysa y
Zúñiga, marqués de Santa Cruz
de Paniangua
1687
Diego de Bracamonte, conde de
Bracamonte
1687 - 1691
Félix Nieto da Silva, conde
de Guaro
1691 - 1692
Jean-Louis d'Orléans, comte de
Charny
1692 - 1697
Andrés Copola, duque de Cansano
1697 - 1701
Gonzalo Arias Dávila Pacheco
Coloma y Borja, marqués
de Casasola
1701 - 1704
Juan Francisco Manrique de Araña
1704 - 1707
Carlo Carafa
1707 - 1708
Melchor Avellaneda y Sandoval
Rojas y Ramiro, marqués de
Valdecañas
1708 - 1732
Shabah Bey
(Ottoman [Wali] governor)
1732
Álvaro de Navia Osorio y Vigil,
marqués de Santa Cruz de
Marcenado
1733
Antonio Arias del Castillo,
marqués de Villadarias
1733 - 1738
José Vallejo
1738 - 1742
José Basilio de Aramburu
1742 - 1748
Alexandre de la Mothe
1748 - 1752
Pedro de Algaín, marqués
de al Real Corona
1752 - 1758
Juan Antonio de Escoiquiz
1758 - 1765
Juan Martín Zermeño (1st time)
1765 - 1768
Cristóbal de Córdoba
1767 - 1770
Victorio Alcondolo Bolognino
Visconti, conde de Bolognino
1770 - 1774
Eugenio Fernández de Álvarado y
Perales Hurtado y Colomo
1774 - 1778
Pedro Martín Zermeño (2nd time)
1778 - 1779
Luís de Carajal
1779 - 1785
Pedro Guelif
1785 - 1789
Luís de la Casas y Aragon
1789 - 1790
Manuel Pineda de la Torre y Solís,
marqués de Campo Santo
1790 - 1791
Joaquín Mayone y Ferrari,
conde de Cumbre Hermosa
1791 - 1792
Juan de Courten
Walis (governors)
1792 - 1798/99
Mehmed Bey al-Kabir
1798/99 - 1802
Osman Bey
1802 - 1805
Mustafa Bey al-Manzalah (1st time)
1805? - 1807
Mehmed Bey Makkalas
(d. 1807)
1807
Mustafa Bey al-Manzalah (2nd time)
1807 - 1812
Mehmed al-Reqid
1812 - 1817
Ali Kora Bargli
(d. 1817)
1827 - 1831
Hassan Bey
Qusantina
(Constantine)
1525
Part of Ottoman Empire (Qusantina).
1567
Beylik of Qusantina, subject to Algiers.
1826
Local Kabyle population declares independence.
13 Oct 1837
Conquered by France.
1848
Incorporated into Algeria.
Beys
1567 - 1574
Ramdane Tchulak Bey
1574 - 1588
Djaâfar Bey
1588 - 1608
Mohammed ben Ferhat Bey
1608 - 1622
Hassan Bey
1622 - 1647
Mourad Bey
1647 - 1653
Ferhat Bey
1653 - 1666
Mohamed ben Ferhat Bey
1666 - 1673
Redjeb ben Ferhat Bey
1673 - 1676
Kheireddine Bey
1676 - 1679
Abderrahmane Dali Bey
1679 - 1688
Omar Bey ben Abderrahmane
1688 - 1692
Chaâbane Bey
1692 - 1700
Ali Khodja (Hoça) Bey
(d. 1700)
1700 - 1703
Ahmed Bey ben Ferhat
1703 - 1707
Brahem el-Euldj Bey
1708
Ali Bey ben Hammouda
1708 - 1709
Hussein Chaouch
1709
Abderrahmane Bey ben Ferhat
1710
Hussein Dengizil Bey
1710 - 1713
Ali Bey ben Salah
1713 - 1736
Kelian Hussein Bey Bu Kemia
1736 - 1754
Hassan Bey ben Hussein Bu Hanek (d. 1754)
1754 - 1756
Hussein Bey Zreg Aïnou
1756 - 1771
Ahmed Bey ben Ali el Kolli
1771 - 1792
Salah Bey ben Mostefa
(b. 1725 - d. 1792)
1792
Brahem Bey Bou Sebaâ
1792 - 1795
Hussein Bou Hanek Bey
(d. 1795)
1795 - 1798
Mostefa Bey ben Slimane
(d. 1798)
el-Ouznadji
1798 - 1803
Hadj Mostefa dit Ingliz Bey
1803 - 1804
Osman Bey ben Mohamed el-Kebir Bey
1804 - 1806
Abdallah Khodja Bey ben Smaïl
1806 - 1807
Hossein Bey ben Salah Bey
1807 - 1808
Ali Bey ben Baba Ali
1808
Ahmed Chaouch el-Kebaili
1808 - 1811
Ahmed Tobal Bey
1811 - 1814
Mohamed Naâmane Bey
1814 - 1818
M'Hamed Tchaker Bey
(d. 1818)
1818
Kara Mostefa Bey
1818
Ahmed Bey Ben Abdullah el-Memlouk (d. 1822?)
(1st time)
1818 - 1819
M'Hamed Ben Daoud el-Mili Bey
1819 - Aug 1820
Brahem Khodja el-Gherbi
(d. 1820)
Oct 1820 - 1822
Ahmed Bey Ben Abdullah el-Memlouk (s.a.)
(2nd time)
1822 - 1824
Brahem Critli Bey
1824 - 1826
Mohamed Menamenni Bey ben Khan
1826 - 1848
Ahmed Bey ben Mohamed Chérif
(b. c.1784 - d. 1850)
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c.1750
Kel Ahaggar Tuareg confederation established.
1903
Under French suzerainty.
1962
Confederation not recognized by independent Algeria.
1977
Confederation terminated.
Rulers (title Amenokal)
17.. - 17..
Salah
17.. - 17..
Muhammad al-Khir ag Salah
17.. - 17..
Sidi ag Muhammad al-Khir
17.. - 1790
Yunus ag Sidi
1790 - 1830
Ag Mama ag Sidi
1830 - 1877
al-Hajj Ahmad
1877 - 1900
Aytarel ag Muhammad Biskra
1900 - 1905
Attici ag Amellal
1905 - 1920
Musa ag Amastan
(b. c.1865 - d. 19..)
1920 - 1941
Akhemuk ag Ihemma
1941 - 1950
Meslar ag Amayas
1950 - 1977
Bayy ag Akhemuk
(d. 1977)
1414 Sultanate of Tuggurt fou


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![[Algiers Deys flag 1671 - 1830]](http://www.worldstatesmen.org/om-old.gif)
![[French Flag]](http://www.worldstatesmen.org/fr.gif)
![[Algerian Provisional government 1958-1962]](http://www.worldstatesmen.org/dz_gpra.gif)
![[Flag of Algeria]](http://www.worldstatesmen.org/dz.gif)
![[Spanish War Ensign (1785-1931)]](es-1785.gif)
![[Kel Ahaggar Tuareg]](dz-kabyl.gif)
![[Kel Ahaggar Tuareg]](dz_ky.gif)