Désormais, la prochaine édition du festival du film amazigh sera officiellement classée internationale par le ministère de la Culture. "La classification, fraîchement obtenue est un gage de confiance et de reconnaissance pour le festival", lit - on sur le communiqué du commissariat du festival transmis à la presse. La prochaine station, Sidi Bel Abbés 2009, du festival du film Amazigh ; donc (FIFA) et non (FFA), dans sa 9e édition, sera aussi riche et dense dans son programme. " Elle sera décisive, voire un défit, pour le FFA qui aura à défendre ses acquis ", selon, El- Hachemi Assad, commissaire du festival.


En attendant, la prochaine édition est dans la foulée de l’élan de la précédente édition, un rendez- vous réunira l’ensemble des stagiaires des ateliers tenu à Sétif au prochain printemps de cette année 2008.En outre, une avant-première des films réalisés dans le cadre des ateliers de la 8e édition (Sétif) sera organisée. Enfin, le staff du FFA espère l’adhésion des sponsors institutionnels et des mécènes, amoureux du cinéma et de la culture et de l’amazighité pour le sacre du cinéma national. Désormais, on s’interroge : qui sera le parrain du FIFA, après le maestro Takfarinas.

 Ahmed Kessi

Source: La Dépêche de Kabylie (Édition du Jeudi 24 Janvier 2008 N° 1716 )


Le festival du film amazigh passe au statut international

Le ministère de la Culture vient d’accorder le statut international au festival du film amazigh. Cette information est contenue dans le communiqué signé par M. Si El-Hachemi Assad, commissaire du festival, dont une copie a été remise à notre bureau de Sétif.

En effet, après avoir enregistré un franc succès et connu d’intenses activités lors de sa dernière édition tenue dans l’antique Sitifis, du 9 au 13 janvier courant, le festival du film amazigh a beaucoup gagné en maturité et en notoriété, du fait de la réunion d’un certain nombre de facteurs, comme le précisent les rédacteurs du communiqué, avec principalement le concours d’un jury international de haute facture, l’entrée en compétition de films algériens et marocains du cru 2006-2007, la participation de formateurs nationaux et étrangers de haut niveau, la collaboration de l’association des réalisateurs et producteurs algériens ARPA et la tenue d’un colloque d’envergure sur l’image, l’imaginaire et l’histoire.

A travers le communiqué, le premier responsable du festival n’a pas manqué de mettre en exergue l’appui généreux des autorités et du public sétifien, ainsi que le valeureux et méritoire engagement du parrain de l’événement, le grand artiste Takfarinas.

Le succès obtenu et le statut international reconnu sont dus aussi à la contribution financière de nombreux sponsors et à l’appui indéfectible du ministère de la Culture et du président de la République, lequel a accepté le parrainage de cet événement cinématographique.

Ainsi, après le succès de la huitième édition à Sétif, marquée, faut-il le rappeler, par la présence d’un aréopage de personnalités connues du monde du cinéma, du spectacle et de la presse spécialisée, la barre est désormais placée haut.

Les responsables du commissariat du festival affirment en être conscients et promettent de défendre les acquis et de redoubler d’efforts pour davantage de succès et de notoriété. «La classification internationale, fraîchement obtenue auprès du ministère de la Culture, est en même temps un gage de confiance et de reconnaissance pour le festival et nous met au défi», lit-on dans le communiqué.

Si El-Hachemi Assad et ses collaborateurs, qui ont prouvé jusque-là leur professionnalisme et leur dévouement à l’issue des huit précédentes éditions, dont les deux dernières institutionnalisées, se disent déjà prêts à rester sur la même dynamique et à élargir davantage les ambitions.

Ils pensent déjà sérieusement à la prochaine destination de Sidi Bel Abbès, qui sera décisive pour l’avenir du festival, et promettent une autre réussite. Il convient de rappeler, par ailleurs, que c’est le Marocain Yassine Fennane qui a décroché l’olivier d’or, lors de l’édition de Sétif pour son long métrage intitulé le Squelette, qui raconte l’histoire du personnage de Houcine.

Ce dernier, après avoir regagné son village suite à une longue absence, manifeste son désir de vendre son corps à la science. Cette idée a fait surgir aussitôt des conflits d’intérêts et des manipulations dans son village, qui tournent à une vraie mascarade.

M. H. Gherib

Source : Le Jeune Indépendant du 23 janvier 2008