Littérature des Français d'Algérie
[Nous attirons
l’attention du lecteur sur l’emploi du mot « Algérien » dans ce texte. Il
désigne les Européens d’Algérie selon le sens courant qu’il a gardé pour eux et
dans leur usage jusqu’à la guerre]
Jusqu’en 1830 il est peu question de l’Algérie dans les lettres
françaises, sinon à travers une « littérature de captifs et de rachats »,
souvenirs d’enlèvements et d’esclavage. Après la conquête ce sont d’abord les
militaires qui s’y intéressent dans leur correspondance ou leurs souvenirs. Si
quelques écrivains de talent, Balzac, Lamartine, Hugo, Les Goncourt, F.Jammes,
J.Lorrain, entre autres, en parlent ce n’est qu’en passant et plutôt sur le
mode anecdotique. Théophile Gautier signe un Voyage pittoresque en Algérie et
Fromentin Un été dans le Sahara et Une année dans le Sahel. On ne peut oublier
aussi le Tartarin de Tarascon de Daudet, Au soleil de Maupassant, Alger de
Feydeau. Mais il faudra attendre le début du 20ème siècle pour que naisse une
littérature des Français d’Algérie.
On peut,
ainsi, distinguer trois grandes périodes dans la production littéraire. Jusque
vers 1900 elle est surtout le fait d’auteurs extérieurs au pays et reste,
encore, dominée par une recherche d’exotisme. Gabriel Audisio note, avec
pertinence, la différence entre une littérature « sur » l’Algérie, faite par
des écrivains du dehors et la littérature faite « par » les écrivains natifs de
l’Algérie ou qui y vivent. Parmi les premiers, ceux que A.Dupuy appelle « les
voyageurs traqués » André Gide, Isabelle Eberhardt, Henry de Montherlant sont
surtout fascinés par le pays où, partis plutôt à la recherche d’eux-mêmes, ils
trouvent un climat naturel et moral propice au rétablissement de leur être tout
entier.De 1898 jusque vers 1930,c’est le temps des algérianistes:dans la
logique de l’avènement d’un peuple « neuf» à l’identité propre, des
observateurs attentifs de ce peuple vont s’attacher à le faire connaître de
l’intérieur et à affirmer sa personnalité, son originalité. A partir de 1935
l’école d’Alger remettra en cause ces choix au profit d’un universalisme
méditerranéen.
De 1894 jusqu’en 1920, Musette, pseudonyme de Gabriel Robinet, publie, chaque semaine, en petits fascicules à deux sous, Les aventures, dits et contredits du picaresque Cagayous, titi d’Alger. Dans une langue qui se veut celle du cru et à travers des aventures burlesques, il brosse un tableau de la vie quotidienne des petites gens d’Algérie au début du siècle. Mais son aire d’audience ne dépasse guère Alger.
Louis Bertrand, né en Lorraine, découvre l’Algérie
comme jeune professeur à Alger, mais séduit par le pays et ses habitants, il
leur consacre une œuvre copieuse qui apparaît avec le recul comme le véritable
début d’une littérature spécifique. Il fait du mythe de l’Afrique latine l’un
des principaux thèmes de son œuvre et défend l’existence d’une tradition latine
africaine continuée par les néo-latins, venus reprendre le flambeau de leurs
ancêtres. Fasciné par ce « peuple neuf » né d’un brassage des races, il
s’attache à le décrire avec sympathie dans des peintures de « caractères » typiques.
Le Sang des Races ( 1899) est le récit des aventures et des amours du roulier
Rafaël et de ses compagnons entre Alger et Laghouat, Dans La Cina (1901), le
romancier montre la colonisation à l’œuvre, la mise en valeur de la terre,
Pépète et Balthazar (1904)(ou
Pépète-le-bien-aimé) est le livre de la présence
espagnole en Algérie. La Ferme dans la brousse (1930) « n’est qu’un épisode
entre mille de la lutte incessante que nos colons algériens ont à soutenir
contre l’hostilité de la nature et des hommes »(avant-propos). L’œuvre
algérienne de Louis Bertrand présente un intérêt psychologique et social, mais
aussi documentaire, elle illustre un moment de l’économie, de la politique, de
la transformation ethnique de la colonie. Le premier, il a mis en relief les
traits « sui generis » du tempérament algérien. Avec lui entrent dans le champ
d’observation de l’écrivain le colon, l’homme du peuple, l’homme du bled…Sous
son influence, une pléiade de jeunes écrivains vont affirmer que la colonie a
atteint sa majorité littéraire.
« Les
Algériens par eux-mêmes » pourrait être le sous-titre des œuvres des
Algérianistes. De jeunes auteurs du cru, sous la houlette de Jean Pomier, Louis
Lecocq, Robert Randau, lancent le mouvement algérianiste qui recherche, en
réaction contre tous les exotismes, une expression littéraire spécifiquement
algérienne qui manifeste une personnalité originale. Ils créent l’Association
des Ecrivains Algériens (1920), le Grand Prix littéraire de l’Algérie (1921),
la revue Afrique (1924). La préface du recueil de nouvelles Notre Afrique
s’affiche comme le manifeste du mouvement. Charles Hagel, René Hugues,
Ferdinand Duchêne, John-Antoine Nau, Stephen Chaseray, R.Marival, Charles
Courtin, Marcello Fabri, Paul Achard, entre autres, appartiennent à cette
génération dominée par l’œuvre puissante de Randau qui voulait « créer une
conscience intellectuelle de l’Algérie ».
« Le premier devoir, écrivait-il, devoir de
l’écrivain algérien est de se rappeler qu’il est un apôtre de la plus belle
Algérie ». Les quatre romans « de la patrie algérienne » de Randau : Les Colons
(1907), Les Algérianistes (1911), Cassard le berbère (1920), Le professeur
Martin, petit bourgeois d’Alger(1935) proposent un portrait expressif du type «
algérien », sans pour autant négliger de représenter aussi les autochtones.
Quelques individualités indigènes paraissent s’agréger à cette littérature
spécifique, Abdelkader Hadj Hamou (Abdelkader Fikri) écrit une nouvelle, Le
frère d’Etthaous dans le recueil Notre Afrique qui regroupe des textes
algérianistes et signe avec R.Randau Les Compagnons du Jardin, essai sur les
contacts franco-musulmans, « haut bréviaire de fraternité algérienne » et, en
1930, Mohammed Ould Cheikh participe à une anthologie poétique. Sans se
rattacher à aucune école, des femmes, à cette époque, proposent une peinture
des autochtones, Elissa Rhaïs, Maximilienne Heller, Magali Boisnard, Marie
Bujéga, Lucienne Favre, Maraval-Berthoin. A.Truphémus décrit la difficile
coexistence entre société européenne et société musulmane dans Ferhat,
instituteur indigène. Ces écrivains, toujours inspirés par une profonde
connaissance et un amour passionné de leur terroir, offrent une représentation
de la colonie du point de vue ethnique comme du point de vue économique.
Aux alentours de 1935, c’est
autour d’Albert Camus et de la librairie-édition « les vraies richesses » d’Edmond Charlot que se
concrétise une nouvelle sensibilité. L’Ecole d’Alger, l’Ecole nord-africaine
des Lettres ou l’Ecole méditerranéenne d’Alger ou encore Méditerranée vivante
(même si ces appellations sont souvent rejetées parce que trop formelles)
rassemble, peu avant la guerre, une nouvelle génération soucieuse de dépasser
par un universalisme méditerranéen la problématique trop étroitement algérienne
de la génération précédente. Les œuvres de Gabriel Audisio, Albert Camus,
Emmanuel Roblès, René-Jean Clot, Jean Amrouche, Jules Roy, Claude de
Fréminville, Max-Pol Fouchet et, plus jeunes, Marcel Moussy, André Rosfelder,
Jean-Pierre Millecam, Jean Pélégri, entre autres, nourrissent une période
littéraire particulièrement féconde. Notons que c’est aussi la véritable naissance
d’une littérature d’autochtones qu’illustrent Mouloud Feraoun, Mohammed Dib,
Mouloud Mammeri.
Dans les années 50, et comme une amorce de ce que
sera une partie de l’expression littéraire
d’après 1962, des écrivains évoquent le
passé de leur terre à travers l’histoire des
pionniers. Au pays de la mort jaune (1947), de Lucienne Jean-Darrouy,
décrit les difficiles débuts du peuplement
français en Mitidja. Dans Arcole ou la terre promise (1954),
Marcel Moussy retrace la fondation d’une de ces « colonies
agricoles » de 1848, composées de Parisiens qui,
volontairement ou non, venaient tenter leur chance en Algérie.
Avec La Fontaine Rouge, Jeanne Montupet brosse « une histoire
naturelle et sociale d’une famille algérienne »
depuis 1837.
Il faut reconnaître que ce
qu’écrivaient les Français d’Algérie
n’a guère « dépassé le môle
d’Alger », comme disait Charlot, et si les écrivains
de la génération autour de Camus sont connus du grand
public ce n’est que très rarement pour leur œuvre
« algérienne ». Qu’en est-il aujourd’hui
? Une certaine redécouverte littéraire de ce temps
colonial se manifeste, comme en témoigne, par exemple, la
réédition groupée de romans coloniaux par des
collections populaires comme « Omnibus » ou «
Bouquins ». Un autre phénomène mérite
intérêt, celui d’une production littéraire
actuelle. Une « littérature des Français
d’Algérie » aurait pu s’inscrire dans les
limites de leur présence sur cette terre et disparaître en
1962, or, paradoxalement, ceux qui ne s’appellent plus
eux-mêmes « Algériens » mais qu’on
appelle désormais « Pieds-noirs » vont, au
contraire, se mettre à écrire d’une manière
aussi surprenante qu’abondante. Mais ceci est une autre histoire !
Louis Bertrand : « Pour la première
fois une race neuve prend conscience d’elle-même…ces
Jeunes-Africains…s’éloignent de plus en plus du
vieil exotisme romantique…(qui) nous apparaît comme une
déformation et une mutilation systématique du
réel…Sans négliger le passé [les romanciers
coloniaux] ont daigné accorder un regard au
présent…En face de l’indigène, ils ont
dressé le colon. Le colon existe à leurs yeux. Son effort
les intéresse et même les passionne…Nos
Algériens…veulent…créer une
littérature algérienne, bien locale, originale et
indépendante… Un trait commun…les
différencie des ordinaires écrivains coloniaux et aussi
des antiques paladins de l’exotisme : c’est qu’ils
sont, en Afrique, les fils du sol, c’est qu’ils y sont chez
eux…Et ainsi c’est leur pays qu’ils nous
décrivent…Les histoires qu’ils nous racontent, ils
en connaissent parfaitement tous les dessous ; leurs personnages et les
spectacles qu’ils nous peignent leur sont familiers. Ils ont un
grand désir de faire vrai, de peindre un milieu vrai et non plus
romancé ou poétisé par une fantaisie de touriste.
» (Préface à Notre Afrique)
Jean Pomier :
Algériennement « Nous sommes Algériens et rien de ce qui est Algérien ne nous
sera étranger. A le différence des penseurs de la Métropole qui s’enferment,
pour la plupart, dans l’altier dédain de leur temps, nous croyons que la
meilleure et la plus riche façon d’œuvrer, c’est de ne rien négliger des
décors, des aspects et des forces de la vie…philosophie de Force et de
Mouvement…qu’il nous a paru nécessaire de dresser aux frontons de l’art français
d’Algérie. Par application de ce principe, nous considérons comme nôtre tout le
mouvant domaine algérien: Politique générale, économie politique, rapports
ethniques, mêlées d’âmes, le rue, la ville et le bled, l’homme, la terre et la
mer, l’Algérie d’Icosium et celle d’El-Djezaïr. Notre critique s’efforcera
d’élucider toutes choses pour intégrer leur beauté en notre Art : « Nihil
Algerianum a me alienum… » (Manifeste du mouvement algérianiste)
Gabriel Audisio : « Ah ! Qu’on nous fasse grâce de la trop facile latinité...! Je regarde bien ma race et je trouve qu’elle n’en conserve pas grand-chose… mon peuple a de multiples visages comme tout ce qui vit, et son authenticité repose, comme toutes les vérités, sur un amalgame d’antécédents suspects…Il ne fait pas de doute pour moi que la Méditerranée soit un continent, non pas un lac intérieur, mais une espèce de continent liquide aux contours solidifiés. Déjà Duhamel dit qu’elle n’est pas une mer mais un pays. Je vais plus loin, je dis : une patrie. Et je spécifie que, pour les peuples de cette mer, il n’y a qu’une vraie patrie, cette mer elle-même, la Méditerranée. Et c’est pourquoi je dis : la patrie « Méditerranée », en redonnant à ce qualificatif le force centripète que « méditerranéenne » a complètement perdue » (Jeunesse de la Méditerranée, Gallimard, 1935)
Albert Camus / Dans une conférence faite le 8
février 1937, à la Maison de la Culture d’Alger,
A.Camus définit ce qu’il appelle « la nouvelle
culture méditerranéenne » « Toute
l’erreur vient de ce qu’on confond
Méditerranée et Latinité et qu’on place
à Rome ce qui commença dans Athènes ». La
création de la revue Rivages, revue de culture
méditerranéenne concrétise ce projet de
définir « le visage d’une culture dont nous savons
seulement qu’elle est…Rivages ne représente pas une
école. Et sans doute à contempler toujours le même
gonflement de la mer dans une baie toujours semblable, il est
impossible que des hommes ne se créent pas une
sensibilité commune. Mais leurs différences n’en
sont pas limitées et c’est à la fois cette
communion et ces oppositions que Rivages tentera de figurer. De
Florence à Barcelone, de Marseille à Alger tout un peuple
grouillant et fraternel nous donne les leçons essentielles de
notre vie. Au cœur de cet être innombrable doit dormir un
être plus secret puisqu’il suffit à tous.
C’est cet être nourri de ciel et de mer, devant la
Méditerranée fumant sous le soleil, que nous visons
à ressusciter…Les esprits les plus divers, grands
écrivains et inconnus d’hier, trouveront un terrain de
rencontre »
Bibliographie générale sommaire
·Dupuy Aimé, L’Algérie dans les lettres françaises, Editions universitaires, Paris, 1956
·Grenaud Pierre, La littérature au soleil du Maghreb, l’Harmattan, Paris, 1993
·Memmi Albert, Ecrivains francophones du Maghreb, Paris, Seghers,1985
·Tailliart Charles, L’Algérie dans la littérature française, Paris, Editions Chamapion, 1925
Lucienne Martini
lucienne.martini@wanadoo.fr
Source: SIELECT
Lire aussi:
Journal 1902-1924 , d'Aline R. de Lens
Guy Riegert
"Tiens Forestier !" , Maupassant et la colonisation
Roger Little
Deux
visions de la Tunisie à l'ère coloniale : André
Demaison, La Revanche de Carthage (1934), Andrée Viollis : Notre
Tunisie (1939)
Jean-François Durand / Montpellier III
René Euloge entre
tradition berbère et modernité colonial
Gérard Chalaye / Université
de Rennes
Littérature
de l'ère coloniale au Maroc
Guy Riégert / Montpellier
III
Littérature
des Français d'Algérie
Lucienne Martini
L'Afrique du
Nord dans la littérature belge
Jacques Marx / Université Libre de
Bruxelles
Thématiques et sujets de recherche France- Maghreb
Thématique : Identités méditerranéennes
Intitulé du
projet : Langue et
croyance de l’autre dans l’espace francophone méditerranéen
Résumé :
L’étude des
représentations occupe une place de plus en plus prépondérante dans les sciences
humaines. Parmi les objets les plus propices aux mécanismes de la représentation
de l’autre, la langue et la croyance présentent un intérêt d’autant plus grand
que notre époque, tout en enregistrant la nécessité du bilinguisme comme
composante naturelle du destin des peuples et des civilisations, est de plus en
plus confrontée au reflux du religieux comme référence éthique et identitaire.
D’où l’intérêt de prospecter la mémoire commune entre la France et le Maghreb
Equipe
coordinatrice : Equipe de
Recherche en Bilinguisme et Littérature (ERBL), DESA, Littérature et patrimoine
: influences et confluences, Maroc. Resp. : Abdellatif
El Alami
Courriel
- Société Internationale d’Etude
des Littératures de l’Ere Coloniale (SIELEC),Centre d’Etudes du XXème siècle, Montpellier 3, France. Resp. : Jean-François
Durand
Courriel
- Institut Supérieur des Langues de
Tunis, Tunisie. Resp. : Rabaa Abdelkefi
Courriel
Thématique : Identités méditerranéennes
Intitulé du
projet : Identités
méditerranéennes et les technologies de l'information et de la communication
(TIC)
Résumé :
L’objectif
du projet consiste d’une part à dégager quelques interrogations et réflexions
sur les cultures et les identités maghrébines confrontées aux technologies de
l’information et de la communication, TIC (technique, insertion, contenus,
usage, connaissance et appropriation) et d’autre part montrer pourquoi est-il
important de protéger les cultures nationales et les voix alternatives dans la
région ? Cette double interrogation permet de souligner les enjeux de la
diversité culturelle dans l’espace méditerranéen à travers une double approche
sectorielle et géoculturelle. Elle exprime de manière
particulière les défis que doivent affronter les pays du Maghreb : préserver et
promouvoir les expressions culturelles nationales menacées par l’industrie des
loisirs et une culture de masse marquée par l’essor des TIC et de la
mondialisation libérale. Ce niveau de recherche autour duquel se joue la
promotion de la diversité et du métissage culturelle dans la région
méditerranée, soulève de nombreuses questions
Equipe
coordinatrice :
ERASME,
Institut Maghreb-Europe, France. Resp. : Lofti Maherzi
Courriel
Equipes associées :
- Faculté des Sciences politiques
et de l'information, Alger, Algérie. Resp. : Rachid
Tlemçani
Courriel
- GERM, Faculté des Lettres
Casablanca, Université d’Aïn Chok,
Maroc. Resp. : Mustapha Bouaziz
Courriel
- Régions et ressources
patrimoniales de Tunisie, Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités,
Thématique : Dynamiques rurales et urbaines
Intitulé du
projet : Un tiers
absent ? Les SHS entre sociétés civiles, organisations savantes et bureaucraties
dans l'aménagement et la gestion des villes et de l'habitat
Les SHS ont
été marginalisées ou largement instrumentalisées
dans les politiques urbaines des pays du Maghreb. A propos de quelques questions
urbaines, il s'agira d'examiner les conditions de ce reflux et les possibilités
d'y remédier, tant vis-à-vis des mondes universitaires et des connaissances
scientifiques que des savoirs experts, participant des politiques publiques ou
de débats démocratiques
- Ecole polytechnique
d'architecture et d'urbanisme, Alger, Algérie. Resp. : Youcef
Kanoun
- Laboratoire Habitat, Architecture
et Urbanisation des Territoires (LabHAUT), Ecole
nationale d'architecture, Rabat, Maroc. Resp. : Khalid
El Harrouni
Thématique : Dynamiques rurales et urbaines
Intitulé du
projet : Les échelles de l'espace social au Maghreb : le
quartier comme territoire d'intégration citadine
Le
programme propose d'interroger les compositions territoriales urbaines actuelles
à partir d'un objet d'étude constitué par le quartier. La longue durée ainsi que
les nouvelles temporalités, liées notamment aux pratiques et médiations
contemporaines, serviront une investigation visant à rendre compte des formes de
créations ou de refondations des quartiers
susceptibles d'identifier et de qualifier les niveaux d'intégration citadine
Equipe
coordinatrice : IMAGINES,
EA 2959, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, France. Resp. : Sylviane Leprun
Courriel
Equipes associées :
- Faculté des Lettres et Sciences
Humaines de Ben M’Sik, Maroc. Resp. : Abdelmajid Kaddouri, Abdelkader Gonegaï
Le projet a
choisi de privilégier à travers une approche comparatiste interdisciplinaire
articulant appareillage théorique et enquêtes empiriques des analyses à partir
des lieux qui témoignent de transformations et de recompositions sociales ainsi
que des circulations et des échanges, du renouvellement des assignations à
résidence, de l'élargissement de la marginalisation, des ségrégations et des
superpositions à différentes échelles, des effets de la mise sous tension des
sociétés en question, de la centralité nationale,
sinon de sa mise en cause
- Laboratoire Région et Ressources
patrimoniales de Tunis, Faculté de lettres La Manouba,
Tunisie. Resp. : Abdelhamid
Larguèche
Courriel
- Département Sciences sociales / Master Anthropologie Khenchela,
Centre universitaire de Kenchela, Algérie. Resp. :
Abdelahalim Aissaoui
Courriel
- CEDRE, Faculté de droit de Meknès, Maroc. Resp. : Mohamed Benchekara
Courriel
- Laboratoire d'Architecture et
d'urbanisme, Département d'architecture, Université des sciences et de la
technologie Mohamed Boudiaf, Oran, Algérie. Resp. : Souria
Zinai Salem
Courriel
- Groupe d'Etudes et de Recherches
sur les mouvements sociaux (GERM), Faculté des Lettres Aïn
Chokh, Casablanca, Maroc. Resp. :
Mustapha Bouaziz
Courriel
Thématique : Dynamiques rurales et urbaines
Intitulé du projet : Contributions des TIC à la transformation des territoires par
l'administration publique : dynamiques juridiques, dynamiques sociales,
dynamiques géographiques
La
recherche aura pour objectifs d'étudier de manière comparative et
interdisciplinaire, les effets de la mise en place de l'administration
électronique sur la redéfinition des espaces publiques et privés territoriaux.
Cela se traduira par l'analyse de : la réorganisation de l'administration
publique, la relocalisation de l'administration, le développement de
nouveaux partenariats territoriaux, l'effet de
recentralisation
par l'intermédiaire des TIC, et la transformation des identités locales (lutte
contre l'isolement géographique et technique)
- Ecole Nationale d'Administration,
Algérie. Resp. : Hocine Cherhabil
Courriel
Le projet de recherche a pour objet
d’engager une réflexion transdisciplinaire sur la construction de l’événement
dans l’espace de communication méditerranéen
Sur des
terrains complémentaires – Massif rifain et haute Moulouya, région de Safi et
Marrakech, frontière algéro-tunisienne de la région de
Tébessa / Le Kef – l’UMR 5648 propose un ensemble de recherches portant sur les
sociétés maghrébines, en privilégiant les aspects de leur culture matérielle
qui, depuis le Moyen âge, ont contribué à l’organisation structurée du
peuplement et à la construction des territoires. L’enquête concerne aussi bien
les dynamiques territoriales (limites, zones d’influences, habitat) que les
technologies qui en permettent le développement : construction, artisanat,
pratiques agricoles
- Centre des Etudes Historiques et
Environnementales, Institut Royal de Culture Amazighe,
Maroc. Resp. : Mohammed Hammam
Intitulé du
projet :
Patrimoine et Tourisme : valeurs partagées
Faisant
suite aux travaux antérieurs des différentes équipes en matière du développement
du patrimoine et du tourisme, ce projet met l’accent sur l’étude des valeurs
partagées entre les deux. C’est une dimension fondamentale pour l’élaboration
des stratégies de développement de façon à optimiser l’exploitation du
patrimoine à des fins touristiques. Les équipes marocaines, françaises et
tunisiennes impliquées dans ce projet sont multidisciplinaires et s’efforceront
de faire un diagnostic comparé des potentialités de développement, à la fois du
patrimoine et du tourisme, sur la base de la plate-forme des valeurs partagées
- Laboratoire d’Analyses géo-environnementales et d’aménagement, Faculté des lettres
Saïs, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès,
Resp. : Brahim Akdim
Courriel
- Laboratoire ERASE Sociologie, UFR
SHA, Université de Metz, France. Resp. :
Piéro Galloro
Courriel
A partir de
l'étude des dynamiques culturelles et linguistiques liées à la migration, au
contact de langue et au plurilinguisme, le projet qui regroupe des linguistes, sociolinguistes, didacticiens et anthropologues vise à
analyser l'articulation entre le Maghreb et les pays de migration et entre les
réalités linguistiques et les possibilités d'aménagement linguistique et
didactique
- Laboratoire de Linguistique et de
Didactique des Langues (LISODIL), Université d’Alger, Algérie. Resp. : Khaoula Taleb-Ibrahimi
Courriel
- UFR doctorale: Langues et
cultures en contact, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université Mohammed-Agdal, Rabat, Maroc. Resp. : Abderrahim Youssi
Courriel
- Laboratoire de linguistique et de
didactique des langues étrangères et maternelles (LIDILEM), EA 609, France.
Resp. : Jacqueline Billiez
Courriel
- BABYLONE, Université de Tilburg,
Pays-Bas. Resp. : Guus Extra
L’équipe,
composée de chercheurs confirmés de France et des trois pays du Maghreb, d’un
nombre significatif de doctorants et de jeunes chercheurs, propose de
s’interroger collectivement et de manière multidisciplinaire sur les : savoirs
techniques, leurs usages par les administrations dans le Maghreb moderne et
contemporain et la manière dont ceux-ci et ceux-là ont contribué à l’évolution
des pratiques de connaissance et de gestion du social dans cette région
Equipes associées :
- Faculté des langues et
littératures, Université d’Alger-Bouzaréah, Algérie.
Resp. : Abdellfettah Ahcène
Courriel
- Département d’Histoire de la
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat, Université Mohammed
V-Agdal, Maroc. Resp. : Baïda Jamaâ
Courriel
- Laboratoire DIRASET, Université
de Tunis, Tunisie. Resp. : Abdelhamid Hénia
Courriel
Vivre en
milieu méditerranéen et aride a exigé depuis la Préhistoire et l?Antiquité une
prise en compte obstinée de dispositions naturelles contraignantes. Les
contributions croisées de l'histoire, l'archéologie, l'ethnologie, la
paléogéographie étudieront un processus d'interactions incessantes qui a autant
adapté et transformé la Nature que les groupes humains. L'analyse comparative en
réseau montrera le génie humain dans l'art rupestre, l'aménagement durable des
terroirs, la maîtrise de l'eau, les traditions orales
-Institut National du Patrimoine,
Tunisie. Resp. : Ahmed Ferjaoui
Courriel
-Institut National des Sciences de
l'Archéologie et du Patrimoine, Maroc. Resp. :
Aomar Akerraz
Courriel
Source: FSP-France/Maghreb
Signes et rituels magiques des femmes kabyles
Les
pratiques magiques, symboles graphiques et rites de passage transmis
par les femmes autorisent d’autres interprétations de l’identité
culturelle de la femme kabyle que celles qui, entre silence et
isolement, lui sont généralement attribuées par l’observateur
occidental. À travers poteries, tissages, tatouages et peintures
murales, l’auteur propose une vision totalement renouvelée de la
grammaire symbolique des “décors” de la culture matérielle berbère.
| Auteur | Makilam |
| Parution | 1999 |
| Isbn | 2-7449-0042-7 |
| Façonnage | Broché |
| Collection | Culture berbère |
| Prix | 19 € |
| Nombre de pages | 168 p |
| Format | 16 x 24 cm |
Source: Edisud
Traduction d’ouvrages en tamazight, un déficit à combler
Depuis l’introduction de la langue berbère dans le système éducatif, le besoin en textes universels et variés sur les autres cultures se fait sentir de plus en plus, affirment les spécialistes.
Deux journées d’étude portant sur la traduction et l’adaptation des œuvres littéraires vers le tamazight ont été organisées les 29 et 30 décembre 2007 à la maison de la culture Mouloud Mammeri. Initiée par l’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Tizi Ouzou en collaboration avec le HCA et la direction locale de la culture, cette rencontre a été mise à profit par les participants pour débattre des difficultés inhérentes à la traduction et à l’adaptation d’ouvrages édités à travers le monde vers la langue berbère.
« La traduction reste l’unique moyen permettant l’intercompréhension entre les différentes langues et cultures. Durant les trois dernières décennies, plusieurs essais de traduction ont vu le jour. Ces tentatives étaient individuelles, éparses, ne répondant à aucun objectif précis et global, comme elles se sont faites dans des cadres non structurés. Depuis l’introduction de tamazight dans le système éducatif algérien, le besoin en textes universels et variés permettant l’ouverture sur les autres cultures se fait sentir de plus en plus », a indiqué le président de l’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Tizi Ouzou à l’ouverture de ce colloque. Premier à intervenir dans les communications, Sadeg El Madjid, enseignant au département de la langue et culture amazighes de l’université Mouloud Mammeri, a mis en relief le déficit signalé actuellement en matière d’ouvrages pédagogiques pour l’enseignement et l’apprentissage du tamazight. « Jusqu’à présent, nous n’avons que des lexiques mais pas de dictionnaires », a-t-il déploré. Selon lui, la traduction et l’adaptation des œuvres vers le tamazight est un travail d’équipe qui demande une recherche permanente.
Lui succédant, M. Aziri, linguiste et sous-directeur au HCA, s’est intéressé à la traduction littéraire en tamazight en prenant comme exemple le roman Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun réécrit en kabyle par Ould Taleb Moussa. Le conférencier n’a pas manqué de relever les lacunes qui ont émaillé cette traduction telles que l’omission du chapitre I et le rajout de certains passages qui n’existent pas dans le texte original. « Il n’y a pas de traducteurs professionnels en tamazight. Si nous voulons que notre culture s’arrime à la culture universelle, il faudrait traduire sérieusement en conjuguant nos efforts. » Pour ce faire, il propose la mise en place d’une instance dotée d’un budget qui aura à s’occuper de la traduction. « C’est l’une des voies qui permettent l’aménagement de la langue amazighe », dit-il.
Une autre communication ayant pour thème « Traduction, création et champs littéraires kabyle » a été présentée par Salhi Mohand Akli, enseignant au département de tamazight de l’université Mouloud Mammeri. Le conférencier a rendu hommage au dramaturge et poète Mohya Abdellah dit Mohend Uyahia, décédé en 2004 et qui a adapté plusieurs œuvres telles: En attendant Godot de Samuel Beckett, La jarre de Luigi Pirandello, Le médecin malgré lui et Tartuffe de Molière, Le ressuscité de l’écrivain chinois Luxus et Les émigrés du Polonais Slawomir Mrozek. En guise de reconnaissance au talent de cet homme de culture, l’association des enseignants de tamazight de Tizi Ouzou en collaboration avec le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) a lancé, à l’occasion de la tenue de ces journées, le prix littéraire Mohia Abdellah pour l’adaptation et la traduction.
Source: El Watan ( Edition du 2 janvier 2008 > Culture)
Aziz Chouaki : la symphonie des mots
« Une
virée », la dernière pièce d’Aziz Chouaki, est représentée au théâtre
des Amandiers, à Nanterre, jusqu’au 22 décembre. Entre réalisme et
poésie, il visite ses thèmes préférés, l’identité, la jeunesse,
l’oppression. Dans sa maison en proche banlieue parisienne, l’auteur
revient pour Afrik sur son itinéraire.
Par Anthony Lesme
La guitare sur le côté, toute l’œuvre de James Joyce en apparence dans sa bibliothèque, c’est autour d’un pastis et d’une cigarette que l’artiste nous ouvre ses souvenirs. La cinquantaine, la voix grave, Aziz Chouaki aime raconter les histoires. Derrière le dramaturge se cache un acteur, un conteur, un magicien de la langue française, dont les mots ouvrent des mondes qui se choquent et qui font étincelles.
« Dès que je sens que c’est trop écrit, je casse ». Pas d’académisme, pas de faux semblant, l’homme veut rester fidèle à lui même. Son outil est le français mais son langage, c’est la rue, celle d’Alger, de Paris ou d’ailleurs. L’écrivain aime reprendre les thèmes classiques en y jetant son univers. « Une virée »l reprend « Nedjma », l’œuvre du grand auteur algérien, Kateb Yacine. La pièce est une critique acerbe d’un pays qui sacrifie sa jeunesse au pouvoir, à l’argent et au fondamentalisme. Trois jeunes garçons débarquent sur une plage d’Alger ; pour seul horizon,des bières, des pilules et un destin qui leur échappe
Cette écriture sauvage, rythmée, jalouse d’elle même comme la seule force qui lui reste, Aziz Chouaki la puise de sa vie, intense mélange de rock underground et de littérature universelle. Obsédé par James Joyce, Dickens et William Blake, il dévergonde son anglais de « causeux » avec les « givrés » des sixties. Témoin de l’histoire algérienne autant que celle des Beatles, son inspiration traverse les joies et les drames du pays dont la menace en 1991 provoque finalement sa fuite.
« Les débuts d’un maestro »
« La musique est le fil qu’il faut tirer pour découvrir Aziz » précise Yasmine Chouaki, sa femme. Adolescent, il pleure la première fois qu’il écoute « Michelle » des Beatles, le virus passe comme un coup de foudre. Du fil de pêche ajouté à un vague récipient d’essence en taule, sa première guitare est née ; à 14 ans viendront les autres, les vrais, celles du début de son premier groupe, « Les kids ». Dès l’âge de 17 ans, il joue presque tous les soirs. S’ouvrant à tous les styles, il en fera son principal métier pendant près de trente ans.
Les cheveux longs, passionnés par le cinéma indépendant, le rock et Shakespeare, le jeune homme ne rentre pas vraiment dans les clous de la politique unique pro-soviétique et arabisante du FLN ; juste avant de passer le bac, des policiers l’attrapent dans un café et lui rase les cheveux en le traitant de tous les noms. Meurtri, choqué, il repasse son examen l’année suivante. De ces abus de pouvoir, il prend définitivement ses distances avec tout nationalisme et cultive une profonde indépendance d’esprit.
D’esprit, il n’en manque pas. Docteur de littérature anglaise, il découvre aussi la philosophie. A l’inverse de la musique dont il suit l’évolution, il remonte, tel un assoiffé, toute l’histoire des idées. Multipliant les influences, les recoupements, Aziz Chouaki arrive à la pointe de la pensée alors que dans les rues d’Alger, à la fin des années 80, c’est « le Moyen âge ». Voiles, barbes et gandouras se généralisent sous ses yeux hallucinés. Journaliste depuis peu, sa vie est directement menacée. Les intellectuels tombent les uns après les autres. Il part. Aujourd’hui encore, il dit ne pas avoir assimilé « la mort de ses amis ».
Une nouvelle vie
Installé à Paris depuis 1991, il voudrait tourner la page de l’Algérie. Son expérience, comme le point de départ de ses nombreuses créations – « Aigle », « Les Oranges », « El maestro »-, il souhaite désormais s’ouvrir sur le monde et refuse absolument qu’on le cantonne dans un rôle de porte drapeau. L’écrivain s’insurge en particulier contre les maisons d’édition parisienne qui n’ont pas voulu lui faire confiance et qui désirent toujours le classer dans la catégorie du petit algérien immigré. Aujourd’hui encore, malgré le succès international du roman « L’étoile d’Alger », il n’a toujours pas de maison attitrée.
De manière plus générale, il critique la France et ses idées reçues, son manque de relativisme au regard de la misère du monde. Enfant kabyle pauvre, il s’émerveillait de la solidarité et de l’amour des siens. Cette enfance, Aziz Chouaki l’a toujours dans ses yeux, une innocence, comme cette première image à 4 ans. La neige avait alors recouvert la terre, la feuille était encore blanche, bientôt, les notes de musique, les lettres et les poèmes. Restait la baguette du maestro pour l’harmonie.
Crédit Photo : Jerry Bauer
Source: Afrik
Lire aussi :
Les Oranges d’Aziz Chouaki
El Maestro
Arobase
L’Etoile d’Alger
Avoir 20 ans à Alger
Archives d'Algérie en France
Actes de moins de 100 ans
Ministère des Affaires Etrangères :
Direction des Français à l'Etranger et des Etrangers en
France
Sous-direction d'Etat Civil
11, rue de la Maison Blanche - 44941 NANTES Cédex 09
Service Minitel : 3615 SCEC
Il est inutile de joindre une enveloppe timbrée
Les délais d'attente sont variables : de 3 semaines à
12 semaines
Demandes de naturalisation :
- 1848-1880 : BB 27 241 à 292 (classement par année et alphabétique dans l'année)
- 1881-1913 : BB 27 940 à 1140
- 1848-1883 : BB 27 1241à 1246 : 22 blocs de fiches ne concernant que les demandes ayant abouti et comportant la référence au Bulletin des Lois (de A à Z)
- 1848-1883 : BB 27 1247 , 1 bloc de fiches concernant les demandes ayant fait l'objet d'un décret de naturalisation ou d'admission à domicile, non inséré au Bulletin des Lois ( de A à Z). On peut y trouver souvent la cote du dossier en X, lettre de série attribuée aux dossiers de naturalisations au Ministère même.
- Déportés Politiques de la Nièvre : 1851 (Coup d'Etat de Napoléon III),
Archives Départementales du Gard :
Demandes de Passages Gratuits pour l'Algérie : 6 M 471
Archives
Départementales de Marseille :
Décrets de Naturalisation : Publiés dans les Journaux Officiels (classement non alphabétique). Classement par périodes de 10 ans.
Archives Départementales de l'Ariège :
Emigrants vers l'Algérie
- 10 M 15 : Instructions, circulaires 1832-1889
- 10 M 16 : Propriété, documentation, affiches de mise en vente de propriétés rurales, immeubles domaniaux, programme et bulletin d'information 1851-1928
- 10 M 17 : Etats nominatifs des émigrants 1845-1878
-
10 M 18 : Dossiers des émigrants, demande de concessions de terrains,
déchéances, correspondances générales et diverses
- 1 : 1838-1845
- 2 : 1850-1886
- 3 : 1981-1900
- 4 : 1901-1906
- 5 : 1907-1928
- 118 M 1 : 1830-1894 : Instructions, circulaires sur les passeports en Algérie, sur les concessions
- 118 M 2 : 1849-1850 : Colonisation : plans de villages et territoires
- 118 M 3 : 1876-1902 : Affiches, programme pour les concessions de terre en Algérie et cartes. Livrets de colonisation pour le peuplement de nouveaux villages
-
118 M 4 : 1831-1851 : demandes de concessions, renseignements, passages
gratuits
- 5 : 1862-1865
- 6 : 1865-1870
- 7 : 1871-1877
- 8 : 1880-1890
- 9 : 1891-1900
- 10 : 1901-1906
- 118 M 11 : 1884-1886 : Ventes aux enchères publiques de lots et terrains domaniaux
-
118 M 12 : 1830-1849 : Passeports et passages gratuits
- 13 : 1850-1861
- 14 : 1862-1865
- 15 : 1879-1889
- 16 : 1890-1903
- 17 : 1912-1917
- 118 M 18 : 1881-1905 : Personnel, centre colonies
-
118 M 19 : 1878-1882 : Correspondances relatives aux demandes de colonisation
en Algérie
- 20 : 1878-1883
- 21 : 1895-1902
- 22 : 1911-1920
- 118 M 23 : 1919-1936 : Vente de terrains à bureaux ouverts, concessions de terres
Archives Départementales des Alpes-Maritimes :
- Etat nominatif des Emigrants partis pour l'Algérie : 1861-1872
Archives Maritimes de Toulon :
- Noms des Bateaux ayant fait la navette de France en Algérie (convois pour l'émigration)
Archives Départementales du Vaucluse :
- Etat nominatif des Emigrants partis pour l'Algérie : 1842-1891
CLASSEMENT des ARCHIVES d'AIX-en-PROVENCE :
Actes de plus de 100 ans
Série C : Personnel : Dossiers "Personnel" concernant les choses de la vie
Série F : Police
Série G : Etat Civil (Extrêmement réduite, riche surtout pour ALGER)
Série I : Affaires Indigènes
Série L : Gouvernement général comprend les dossiers provenant des services centraux de colonisation, études précédant les opérations, projets choix des noms à donner aux villages, ainsi que la plupart des dossiers de villages avant 1848.
Série M : Colonisation
Série N : Propriété Indigène
Série P : Domaines (très restreinte)
Série Q : Affaires Militaires (Conseils de guerre des trois départements)
- Sont consultables les Tables Décennales de Naissances, Mariages et Décès du département d'Alger (1832-1892) avec certaines lacunes (consultables sur microfilms) : sous-série 77 MIOM
- Tables décennales : d'Alger, Bône, Blida, Oran et Philippeville (registres papiers)
Tables Décennales :
L'Etat Civil :
Sont consultables les microfilms de l'Etat Civil antérieurs à 1891 pour les communes suivantes : 1GG et 2 GG
Les communes non présentes dans cette liste ne sont :
- pas microfilmées avant 1891
- ou sur une bobine qui possède l'Etat Civil après les 100 ans réglementaires
Registres :
- Tables Alger, Blida, Bône, Oran, Philippeville, Sétif de 1832-1888 (incomplètes)
- Registres de Guelma de 1847-1882
- Registres de Décès de provinces d'Alger et de Constantine - 1847 (F80 720-724), Département d'Alger - 1849 (Alger 1GG)
- Mains Courantes d'Actes : d'Alger 1830, Kouba et Dely Ibrahim 1832-1835 (GGA 1AA 70)
Recrutement Militaire :
- Alger : Tables annuelles --> 1 TAB - Registres ---> 1 RM
- Constantine : Tables annuelles ---> 2 TAB - Registres ---> 2 RM
- Oran ---> Tables annuelles ---> 3 TAB - Registres ---> 3 RM
Naturalisations :
- Acquisitions de la nationalité française à partir de 1900 : BIB AOM 21980
- Naturalisation dans les colonies en Algérie de 1838-1888 : F 80 2043
Archives Fonctionnaires : (accessible uniquement 120 ans après la naissance de la personne concernée)
- Administrateurs : GGA série H (inventaire ALG 106)
- Forestier : GGA 2 P, liste nominative (inventaire ALG 113)
- Justice : GGA 3 T (inventaire ALG 113), ordre alphabétique
- Haut Fonctionnaires du 19° siècle : Série F 80 : de 127 à 384 (ordre alphabétique)
Concessions :
- Les départements d'Alger, Constantine et d'Oran
- Gouvernement Général de l'Algérie
- La liste des départs
- Demande de Concession à Sidi-Bel-Abbès : 3 M 498
- Concessions de Djidjelli : 3 M 162 et 163 (Constantine)
Divers :
- Recensements : Oran 1906-1911 : 107 MIOM
- Recensement de Saint-Cloud : 2 M 159 au mois de Juillet 1849 (ainsi que des plans de la ville)
- Listes Electorales d'Oran uniquement : série E
- Oran ville : 1871-1886-1889
- Dépt. d'Oran : 1870 et 1893 pour certaines communes - 1894 à 1953 pour d'autres
- Archives de l'Orphelinat d'Alger : F 80 1642
Transportés Politiques (1848-1859) :
- Gouvernement Général de l'Algérie : série 10 G (inventaire ALG 113)
- Oran : Oran 3060-3070
Convois de Colons série F 80 :
Convois de colons à destination de Marseille pour les colonies Agricoles de 1848 :
- F 80 1318 - volume 1 : Millesimo, province de Constantine - Convoi de Lyonnais - Convois de 1850
- F 80 1318 - volume 2 : Commune de Montenotte, province de la ville de Ponteba (route de Tenes à Orléansville) - Commune de Mondove près de la ville de Bône, province de Constantine - Bône comme d'Héliopolis près Guelma, province de Constantine
- F 80 1318 - volume 3 : Alger, colonies de El Affroun et Castiglione - Stora, province de Constantine, colonies de Robertville et Gastonville
- F 80 1319 - volume 1 : Oran, colonie de St Cloud - province d'Oran - Arzew, colonie de St Leu
- F 80 1319 - volume 2 : Arzew, colonie St Cloud - Arzew, province d'Oran, colonie Vallée des Jardins, près de Nostagalth - Blidah, province d'Alger - Castiglione et El Affroun
- F 80 1319 - volume 3 : Alger, colonie d'El Affroun - Stora, province de Constantine, colonie de Robertville et Gastonville - Oran, commune de Fleurus (Assian Toual) - Fleurus, province d'Oran - Etat des Citoyens admis dans la colonie Agricole d'El Affroun, province d'Alger
- F 80 1320 - volume 1 : Bône, province d'Alger, répartit sur 2 villages aux environs de Cherchell - Marengo (Meurad)
- F 80 1320 - volume 2 : province d'Alger, commune de Lodi et Dahiertte - Orléansville, commune de Montehotte (La Ferme et Ponteba)
- Colonisation d'Aïn-Roua : 2 M 32
- Premiers colons Sénia : 2 M 91 - 3 M 238/239
- Premiers colons Misserghin : 2 M 115 - 3 M 312/318
Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle :
Série 6 M 290
- Emigration du 11/09/1872 au 31/12/1872 : Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle
- Généralités, Moyens de Transport Gratuit (1872-1897)
- Colonisation de l'Algérie : Renseignements Divers (1830-1858)
- Concessions Gratuites (1836-1877)
- Alsaciens Lorrains en Algérie (1871-1879)
Source: Pieds-noirs
Publications de L'IREMAM
Voici quelques publications de l'IRENAM (Institut de recherche et d'études sur le monde arabe et musulman)
• Eric Gobe (dir.), L'Année du Maghreb, Edition 2007, Paris, Editions du CNRS, novembre 2007, 665 p. (Dossier : Justice, politique et société dirigé par Yadh Ben Achour et Eric Gobe)
•
Migrations Sud-Sud (thème dirigé par Fabienne Le Houérou),
REMMM,
n° 119-120, novembre 2007, p.
Migrer. Se mouvoir, se déplacer
est devenu l'un des signes les plus éloquent de la mondialisation. Que
celles-ci se déclinent par le bas, par le haut, le milieu ou encore par
ses marges les mobilités plurielles Sud-Sud incarnent le nouveau paradigme
d’une contre-mondialisation : celle des circulations contrariées des
plus pauvres, ou nouveaux parias. Depuis deux décennies les trajets linéaires
des migrants qui les conduisaient d’une station de départ (au Sud)
vers un lieu d’arrivée (au Nord) tendent à se modifier pour
des trajectoires détournées, circulaires ou en dents de scie, dans
une nouvelle logique de parcours Sud-Sud ...
• Ali Bensaad (dir.), Mauritanie : Le devenir d'un état charnière, Maghreb Machek, n° 189, automne 2006, 148 p.
• Claudot Hawad Hélène (ed.), Berbères ou Arabes ? Le tango des spécialistes, Editions Non Lieu, 2006, 297 p.
• Abbassi
Driss, Entre Bourguiba et Hannibal : Identité
tunisienne et histoire depuis l'indépendance, IREMAM-Karthala,
Coll. Homme et Société : Histoire et géographie,
nov. 2005, 265 p.
• Vincent Geisser, Aziz Zemouri, Marianne et Allah Les politiques français face à la « question musulmane », Paris, Editions La Découverte, mars 2007, 300 p.
• Côte Marc (dir.), La ville et le désert : Le Bas-Sahara algérien, IREMAM-Karthala, Coll. Homme et Société : Histoire et géographie, déc. 2005, 307 p.
• Hincker Catherine, Le style touareg ou la fonction sociale des techniques, Édition Paris Méditerranée-IREMAM, Coll. Entre-rives, 2005, 170 p.
•Annuaire de l'Afrique du Nord 2003, vol. 41, juin 2005, 367 p.- Directeur de la publication : Eberhard Kienle ; Rédacteur en chef : Comité de suivi. (Dernier volume de la collection Annuaire de l'Afrique du Nord)
• Kienle Eberhard (dir.) et Benhlal Mohamed (réd. en chef), Annuaire de l'Afrique du Nord 2002, vol. 40, CNRS Editions, octobre 2004, 451 p.
• Benhlal
Mohamed,
Le collège d'Azrou - La formation d'une élite
berbère civile et militaire au Maroc, Karthala - IREMAM, Collection
Terre et gens d'islam, mars 2005, 413 p.
Parmi les systèmes d'enseignement
coloniaux, l'enseignement marocain présente des particularités fortes
que ce livre met en relief à travers l'analyse historique de l'école
berbère et plus précisément du collège d'Azrou. Une
histoire de l'institution qui raconte la formation d'une élite berbère
civile et militaire au Maroc entre 1927 et 1956. Une histoire qui montre l'inadéquation
entre le projet et les résultats.
• De
Prémare Alfred-Louis,
Aux origines du Coran : questions d'hier, approches d'aujourd'hui, Teraedre,
juin 2004, 144 p.
• Dirèche-Slimani Karima, Chrétiens de Kabylie 1873-1954 : Une action missionnaire dans l'Algérie coloniale, Editions Bouchene - juin 2004.
• Grangaud Isabelle, La ville imprenable. Une histoire sociale de Constantine au XVIIIème siècle, Alger, Editions Média-Plus, 2004, 368 p. (édité en 2002 aux Editions de l’EHESS-Paris)
• Arrif
Abdelmajid
(dir.),
Bousbir. La prostitution dans le Maroc colonial. Ethnographie d'un quartier
réservé, J. Mathieu et P.H. Maury, Édition
Paris-Méditerranée, Collection Entre-rives, Paris 2003, 213 p.
Il s'agit d'une enquête ethnographique réalisée
en 1949 et 1950 par deux médecins, Jean Mathieu et P.-H. Maury, dans le
cadre, d'une enquête plus vaste, dirigée par Robert Montagne, qui
a donné lieu à la publication de l'ouvrage Naissance du prolétariat
marocain.
Les auteurs décrivent la prostitution au plus proche du vécu
des prostituées. Ils traitent de la prostitution en tant que fait économique
et l'inscrivent dans le champ des relations sociales et des dynamiques de changement
qui caractérisaient alors la société marocaine. Avec des
récits de vie, des données statistiques, des photographies, l'objectif
est de proposer une large couverture des différentes dimensions de la vie
sociale, matérielle et sexuelle de la prostituée.
Ce travail
inédit édité
avec la collaboration de l'IREMAM pourra faire
écho à d'autres recherches menées aujourd'hui au Maroc ou,
dans d'autres sociétés concernées par l'exercice de la prostitution.
• Sraïeb N. (dir.), Anciennes et nouvelles élites du Maghreb, Alger, INAS Editions, Tunis, CERES Productions, Aix-en-Provence, Edisud, 2003, 327 p.
Source: IRENAM
Archives d’Algérie 1830-1960
Centre des archives d’outre-mer, Durand-Evrard Françoise et Martini Lucienne (direction), Éditions Hazan, 2003.
Cet ouvrage se consacre à l’histoire de l’Algérie, de 1830, date de l’installation des Français, aux années soixante. Sa particularité réside dans le fait de mettre en valeur les documents originaux. Rassemblés par un collectif de conservateurs et de documentalistes du Centre d’archives d’outre-mer, les documents historiques et témoignages écrits, imprimés, peints ou photographiés retracent l’histoire de la conquête, l’arrivée des premiers colons et la vie des populations autochtones. Ces documents exceptionnels sont présentés selon un classement alphabétique et thématique. Pour tous ceux désireux d’approfondir cette histoire, qui s’inscrit dans l’histoire de la France.
Source: Altérités
Présentation de l'éditeur
Voici un livre d'un genre nouveau. Un livre qui plonge le lecteur dans l'histoire de l'Algérie par une approche inédite et passionnante. Un livre qui le met en contact directement avec le document original, le document source, le document trace, de 1830, date de l'installation des Français, aux années 1960. Le Centre des archives d'outre-mer à Aix-en-Provence conserve un fonds important d'archives sur l'Algérie que l'équipe des conservateurs et des documentalistes a souhaité faire connaître à un large public. Documents historiques et témoignages écrits, imprimés, peints ou photographiés, autant d'archives exceptionnelles qui retracent les épisodes de la conquête, l'arrivée des premiers colons et la vie des populations autochtones. Affiches de propagande, tracts du FLN et de l'OAS, rapports militaires et dossiers administratifs rendent compte de l'organisation des différentes forces armées pendant la guerre d'Algérie.
L'ouvrage présente ces documents selon un classement à la fois alphabétique et thématique, accompagnés des commentaires et des clefs qui permettent de les comprendre et de les replacer dans leur contexte historique. Pour ceux qui veulent approfondir cette histoire qui traverse l'histoire de France, ce livre offre un témoignage inestimable et sensible sur l'Algérie. Car seuls les documents originaux, les documents sources, peuvent donner cette impression de vivre l'histoire.
Biographie de l'auteur
Ancienne élève de l'Ecole nationale des Chartes, conservateur général du patrimoine, Françoise Durand-Evrard a été successivement conservateur au ministère des Affaires étrangères puis directeur des Archives départementales d'Indre-et-Loire. Depuis 1996, elle dirige le Centre des archives d'outre-mer. Professeur agrégé, docteur ès lettres, chercheur associé à l'IREMAM (Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman), Lucienne Martini est l'auteur de Racines de papier, essai sur l'expression littéraire de l'identité pieds-noirs (1997).
Détails
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Source: Amazone
Bibliothèque nationale d'Alger, ancienne résidence des Deys d'Alger
Créée cinq ans seulement après la prise d'Alger, la Bibliothèque Nationale se trouve être le plus ancien établissement culturel de l'Algérie. C'est à Genty de Bussy, intendant civil de la Régence d'Alger, ami des livres et poète à ses heures, qu'on doit l'idée première de sa fondation - idée féconde, mais dont la réalisation devait exiger plusieurs années.
"Nous allons bientôt posséder une bibliothèque ", annonçait, optimiste, le Moniteur Algérien, du 3 novembre 1832. Il fallut néanmoins attendre le 13 octobre 1835 pour que, à la demande du maréchal Clauzel, une décision du Ministre de la Guerre vînt charger Adrien Berbrugger " de la fondation et de la conservation d'une bibliothèque à Alger ". Algeria, mars-avril 1953, pages 27 à 36 , édition de l'OFALAC.
- La nouvelle bibliotèque nationale d'Alger
- Bibliothèque nationale d'Alger, Ancienne résidence des Deys d'El Djezair
- Photo de a nouvelle bibliothèque nationale d'Alger
- Un palais de légende: l'ancienne résidence des Deys abrite la bibliothèque nationale d'Alger
Source: Alger-Roi.net

