Dans ce recueil, Remdan at Mensur, tel un griot, se fait l’écho du vécu de nos ancêtres. Tous les événements qui jalonnent la vie de l’homme de la naissance à la mort y sont relatés par des poèmes.

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Outre l’intérêt académique de l’oeuvre, il faut noter l’extraordinaire richesse et beauté de la poésie kabyle, qui a "le mérite d’enfermer une grande richesse dans des formes brèves. La fonction du silence où les paroles baignent, où se prolonge leur écho devient capitale" (1)

Nous remercions Remdan At Mensur qui nous prouve par cette oeuvre ce que disait Jean Amrouche à savoir que "La poésie kabyle est un don héréditaire. De père en fils, de mère en fille, le don de création se transmet". (2)

Une oeuvre absolument salutaire pour tous les amoureux de la culture kabyle, tant il est vrai, comme le dit la mère de l’auteur, que ce legs de nos ancêtres est un véritable trésor ("niγ a mmi d lknuz").

Nota : Dans l’ introduction du recueil, Remdan At Mensur propose une simplification de l’écriture de notre langue en supprimant notamment certains "points" et "tirets". A ce propos nous vous invitons à donner votre avis quant au mode de transcription du berbère sur le forum dédié à ce sujet.

Références bibliographiques :

(1) Yvette Grimaud, attachée de recherches au CNRS. Notice rédigée pour le disque Florilège de chants berbères de kabylie, Paris 1966

(2) Jean Amrouche, Chants berbères de Kabylie, Maxuala-Radès Tunis, Monomotapa, 1939

Cette oeuvre peut être obtenue auprès de ocoram@wanadoo.fr

Source: tizi hibel.free