Carnets berbères et nord-africains

Patrimoine documentaire berbère présenté sous forme de sources d'information, d'articles publiés et de documents archivés.

30 avril 2008

Vidéo de l'INA: Isabelle Adjani en Algérie (1989)

ISABELLE ADJANI EN ALGERIE

Isabelle Yasmine Adjani, née le 27 juin 1955 à Paris, est une actrice française. Débutant à 14 ans au théâtre, puis entrant à la Comédie-Française, elle devient très célèbre à la fin des années 1970 grâce au cinéma, en jouant aussi bien dans des polars, dans des films dramatiques, dans des comédies ou dans des films costumés. Elle a obtenu quatre Césars de la meilleure actrice.

Isabelle Adjani naît le 27 juin 1955 à Paris 17e, d'un père algérien né en Kabylie [1], Mohammed, et d'une mère allemande, Augusta, surnommée Gusti. Elle grandit avec son frère cadet à Gennevilliers, dans la banlieue nord-ouest de Paris, va au collège à Courbevoie, et obtient son premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat. Elle entre à la Comédie-Française en 1972, où elle se fait remarquer en interprétant le rôle d'Agnès dans L'École des Femmes, de Molière. Au cinéma, elle est révélée au grand public par La Gifle de Claude Pinoteau, dont le succès la propulse dans le cercle des actrices françaises les plus populaires. Certains des réalisateurs les plus prestigieux la font tourner : François Truffaut (L'Histoire d'Adèle H.), André Téchiné (Barocco), Roman Polanski (Le Locataire), etc.

Source: DailyMotion

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29 avril 2008

L’enseignement du berbère en France

De Charybde en Sylla

 

“Toute langue est issue d’une culture, et véhicule la culture dont elle est issue”. Ce truisme n’est l’apanage d’aucun savant ou spécialiste en linguistique : il découle simplement du bon sens commun, essence d’une réalité universelle. La culture berbère a traversé des millénaires, et essuyé moult " invasions linguistiques ", à travers son histoire. Par sa force et sa richesse, elle a su bâtir une langue orale d’une vigueur exceptionnelle, qui a défié le temps et intégré en son sein (et donc avalé) les autres langues.

Aujourd’hui encore l’oralité véhicule un enseignement non négligeable. Mais avec la mondialisation " standardisante ", instillée par l’audiovisuel, l’Internet et l’écriture, la sauvegarde d’une langue, dite minoritaire, tel le berbère, ne réside plus que dans l’usage de ses locuteurs : elle doit aussi et surtout s’enseigner. " Car les langues, écrit Claude Hagège, professeur au Collège de France, ne permettent pas seulement de parler ou d’écrire notre histoire bien au-delà de notre anéantissement physique. Elles la contiennent." 


Qu’en est-il de l’enseignement du berbère en France ?

Petit rappel historique sur l’émigration des Berbères en France


D’aucuns, historiens et observateurs, s’accordent sur le fait que les Berbères – les Kabyles, en particulier- constituent l’une des communautés étrangères les plus anciennes de France. Concernant les Kabyles, leur départ vers l’Hexagone a commencé vers le dernier quart du 19ème siècle, au lendemain de l’insurrection de 1871 ( soulèvement de la Kabylie contre l’occupant français).

Les Berbères marocains, quant à eux, le début de leur présence ouvrière en terre de France se situe vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Leur flux migratoire devient important dans les années 60 et 70. Cependant, d’autres pays comme la Hollande ou la Belgique accueilleront aussi beaucoup de Berbères marocains.


Le Berbère et l’enseignement universitaire 


Depuis les années 50, il existe dans les académies parisiennes une épreuve facultative orale de berbère. Mais la plus vieille institution universitaire française à enseigner le berbère est l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (l’INALCO), depuis 1913. D’autres universités dispenseront, plus tard, dans leurs cursus, un enseignement du berbère, mais seulement à titre optionnel : ainsi l’université Paris VIII (St Denis) depuis le début des années 70, et l’université de Provence (Aix-Marseille I ) depuis 1981. D’autres cours, quoique de façon sporadique, ont pu être ouverts par des universités telles que Paris V, Paris III, Lille III, Toulouse II… Ce constat peu favorable à la stabilité de l’enseignement et à la progression de la langue berbère en France est inhérent aux moyens humains et matériels dérisoires qui sous-tendent l’immense et dure tâche. A l’INALCO où l’on délivre des diplômes du 1er, 2ème et 3ème cycles en études berbères, seuls trois enseignants sont titulaires. Un équivalent horaire de deux postes d’enseignants est dispensé sous la forme d’heures complémentaires, ou attribué à des contrats à durée déterminée. 


 L’enseignement primaire et secondaire


Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe en France aucun enseignement stabilisé ou officiel du berbère dans les collèges et les lycées français. Cette langue ne bénéficie d’aucune aide ni d’aucune prise en charge par les institutions françaises au niveau national. Pourtant, selon certaines études, le berbère devance de loin les autres langues facultatives dont quelques unes telles que : le turc, le vietnamien, l’Arménien, le serbe, le croate… bénéficient d’un statut officiel et d’un appui d’un Etat. Depuis 1995, une épreuve écrite de berbère peut être présentée au baccalauréat. Elle est organisée par l’Education nationale, mais les sujets sont préparés et corrigés par l’INALCO, suite à une convention entre cette institution universitaire et la direction des enseignements scolaire. Aucune préparation à cette épreuve n’est proposée aux élève dans un cadre scolaire étatique – mis à part quelques chefs d’établissements, initiative très rare, qui essayent de créer un semblant de cours. L’essentiel de l’enseignement du berbère en France est assuré par des associations culturelles. Des hommes politiques de gauche et de droite, à l’instar de Jack Lang, en 2002, ou de Jean-François Copé, en 2004, ont manifesté un semblant d’intérêt pour la normalisation de l’enseignement de la langue berbère. Pour le premier il s’agissait ni plus ni moins que d’embrigader le Berbère dans " une expérience marginale et exploratoire " sans aucune assise scolaire normalisée. Pour le second, sa " mise en place d’une expérience d’enseignement pour la préparation des épreuves du Berbère au bac dans un lycée parisien, le lycée Lavoisier ", est restée figée à ce jour. En France, la question de l’enseignement du Berbère est toujours posée. Selon Moh Cherbi, l’un des enseignants du Berbère les plus connus en France, " la question du berbère reste posée tant que son officialisation n’est pas effective en Algérie. Mais si là-bas le combat incombe à tout un peuple, ici, en France, le rôle des intellectuels est important. Leur combat essentiel est de porter la revendication identitaire et linguistique berbères jusqu’aux institutions françaises et européennes afin de normaliser l’enseignement de la langue au niveau national. "


Le berbère, une langue en France


Pourtant c’est ce qu’il ressort du débat qui a eu lieu en France, entre juin 1998 et mai 1999, autour de la ratification de la Charte européenne des langues régionales minoritaires. Pour la première fois, une proposition officielle de considérer le berbère comme langue de France est annoncée publiquement.

Cependant, La France n’a jamais ratifié ladite charte.

Au Royaume-Uni, le Cornique, langue régionale parlée par une centaine de personne vit aujourd’hui sa plus belle renaissance. Grâce à sa protection par la Charte européenne de langues régionales ou minoritaires, cet idiome celtique des Cornouailles est enseigné aux enfants à l’école. Parmi ses fervents défenseurs, la romancière Ruth Rendell et la chaîne de supermarchés Asda. Cette dernière pratique dans ses magasins cornouaillais un affichage bilingue : Anglai/Cornique.

Les Berbères de France, détenteurs de multiples commerces, ne doivent-ils pas tout simplement commencer par montrer l’existence et leur attachement à leur langue par son inscription sur les devantures au côtés du Français ? Chose par ailleurs, pratiquée il y a belle lurette par les communautés arabe, turque, grecque, etc.

Bien sûr, le combat est sur tous les fronts. Aucune démarche n’est à négliger.


Source: La Dépêche de Kabylie

Édition du Mardi 29 Avril 2008 N° 1798   
Synthèse A. B.

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20 avril 2008

Chronique bibliographique

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Kamel Boukhchem et Gabrielle Varro

Benrabah, Mohamed. – Langue et pouvoir en Algérie. Histoire d’un traumatisme linguistique. Paris, Séguier, 1999, 350 p. (« Les Colonnes d’Hercule »).

Au mois de mai 2001, le Président de l’Algérie s’est adressé au peuple algérien sur les médias nationaux, en arabe classique. Pourtant, ce sont les graves « événements » de Kabylie qui étaient au centre de son allocution. L’exaspération de certains auditeurs (enregistrée par la presse algérienne et française, comme dans les rues d’Alger et de Paris) en dit long sur l’inadéquation de la langue choisie à la crise vécue, et pointe le contenu « nationaliste » d’un discours qui se voudrait « national ». Ce choix de langue frappe d’autant plus qu’il équivaut à un choix d’interlocuteurs, et donc, à l’exclusion d’autres. Pédagogiquement parlant, on ne peut pas dire que M. Bouteflika se soit adressé aux citoyens de l’Algérie mais seulement à une fraction d’entre eux : ceux qui comprennent l’arabe classique le plus châtié. Et psychologiquement parlant, même ceux qui entendent cet arabe particulier ont pu se sentir exclus ou offensés par ce choix : par exemple les berbérophones, qui luttent depuis des années pour la reconnaissance officielle de la langue berbère dans le pays.

L’exclusion était d’autant plus cuisante que ce président n’a même pas cherché à parler aux Kabyles : il a parlé des Kabyles comme d’un tiers absent, un étranger ou un « radicalement autre ». L’enjeu est tel que, même dans un cas où, clairement, il aurait été plus diplomatique (et plus humain) d’opter pour le dialogue, c’est-à-dire pour la langue parlée dans la région concernée ou au moins pour l’arabe algérien que tout le monde comprend, le pouvoir ne lâche pas la langue du pouvoir. Quel est donc cet enjeu ?

Le livre de M. Benrabah s’attache à expliquer comment une langue, qui a servi à regrouper un peuple dans la résistance contre le colonisateur, a pu ne pas servir ultérieurement, ni à l’unité nationale ni au développement du pays libéré. Bien que devenue l’étendard de l’indépendance, la langue « arabe », au moment de la reconstruction, après la guerre, et malgré la force de son pouvoir symbolique, a failli. C’est à cette jonction historique, à ce moment crucial, où tout aurait pu en aller autrement, que l’auteur situe le « traumatisme linguistique » (voir son sous-titre), qui, selon lui, est à l’origine de la tragédie algérienne que nous connaissons aujourd’hui, « une tragédie que l’on évalue entre 70 000 et 100 000 morts » (p. 24).

Pour comprendre ce gâchis, il faut aller à la source du mal lui-même : « l’instauration, dès l’indépendance en 1962, du totalitarisme politique » (p. 21). « Pourtant, après 1962, le respect qu’elle [l’Algérie] inspirait était en grande partie dû, d’une part à son combat héroïque dans une guerre d’une rare violence, et, d’autre part, à l’absence de haine à l’encontre du non musulman, de l’étranger, français notamment » (p. 23).

Au sortir de la guerre d’Indépendance (1962), l’absence de haine de l’étranger, et notamment du Français, corrèle, dans un étroit rapport dialectique, avec la liberté d’expression et l’estime de soi. Mais, lorsque l’expression n’est plus libre, c’est-à-dire lorsque les Algériens ne peuvent plus s’exprimer dans leur(s) langue(s), la haine de soi s’installe, produisant la haine de l’étranger (du Français). Cet état de choses est survenu très rapidement, avant la fin des années soixante, avec la politique dite d’arabisation.

M. Benrabah appelle l’arabisation un « totalitarisme politique » ; pour bon nombre d’observateurs extérieurs, elle pourrait, au contraire, apparaître comme la revendication légitime d’un peuple libéré de l’oppression coloniale. Une langue utilisée comme symbole et outil de l’unité nationale n’est pas vraiment une idée neuve pour le lecteur français. Ce lecteur, s’il est peu informé sur la situation spécifique de l’Algérie (le cas de la plupart d’entre nous), demeure perplexe : est-ce que l’arabisation n’est pas une bonne chose ? L’arabe n’est-il pas la langue des Arabes ? Les Algériens ne sont-ils pas des Arabes ? Nous savons qu’une partie de la population n’est pas arabe et arabophone mais kabyle et berbérophone. Il faut ajouter à cette information les chiffres donnés par M. Benrabah : en 1954, après 120 ans d’occupation coloniale, seulement 300 000 des dix millions d’Algériens comprennent et lisent l’arabe classique. La langue maternelle de la vaste majorité des gens est l’arabe populaire (à plusieurs variétés mutuellement intelligibles) ou le berbère (tamazight), dont les variétés ne sont pas toutes intercompréhensibles. Or l’arabisation consiste à enseigner et imposer l’arabe classique, à savoir une langue essentiellement écrite qui n’est toujours pas comprise par la plus grande partie de la population.

Comme beaucoup d’autres pays – dont la France –, l’Algérie a été un lieu d’invasions à répétition et donc un « carrefour de civilisations ». Autre conséquence, la pluralité linguistique y règne depuis l’Antiquité. Les premiers habitants du Maghreb furent les Berbères (que les Grecs et Romains désignaient par le terme de « Numides »). La langue berbère est vieille de 5 000 ans mais les inscriptions anciennes attestent le fait que les Berbères ont toujours écrit dans la langue des conquérants, dans un alphabet qui vient probablement des Phéniciens, originaires du Liban actuel (p. 28). Avec l’occupation romaine, « certaines couches sociales se romanisent et adoptent la langue latine. Face à cette population berbère romanisée, les Romani, on trouve les Mauri (ou Maures), montagnards non romanisés » (p. 29). Comme ailleurs, aussi, la bipolarisation était (et reste) forte entre ville et campagne. Avec l’invasion arabe venue du Moyen-Orient, les citadins adoptèrent l’islam (pour se protéger contre les attaques des nomades) et progressivement la langue arabe, devenant bilingues (bilinguisme transitoire), ce qui n’est guère le cas des ruraux. Même si ceux-ci se sont largement convertis à l’islam et ont souscrit à l’idée que le Prophète ait transmis le Coran à Mahomet en arabe (langue sacralisée1), ils continuent d’utiliser leur langue propre, le berbère.

Phéniciens, Romains, Vandales et Byzantins, Arabes, Portugais, Espagnols, Turcs : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est intense, donnant lieu à un arabe algérien (et maghrébin en général) qui s’est perpétué jusqu’à nos jours et qui reste une langue d’ouverture.

Il est clair que cette diversité linguistique influe considérablement sur l’arabe local. Celui-ci, venu à l’origine du Moyen-Orient, a naturellement évolué de façon substantielle avec le temps pour se transformer et acquérir sa propre spécificité. Il serait juste de rappeler que l’arabe maghrébin en général, et algérien en particulier, se distinguent de leurs cousins proche-orientaux du fait de la présence, au moment de la conquête arabe, de « substrats » différents sur lesquels sont venus se greffer les nouveaux idiomes. Alors que les parlers du Maghreb reflètent une profonde influence berbère, ceux du Proche-Orient ont des caractéristiques araméennes (p. 43).

L’arabisation, à l’Indépendance, pouvait apparaître comme l’expression de la nouvelle Algérie, libérée de la colonisation française. Benrabah retrace l’histoire de ce qu’il analyse comme un coup d’État dans l’État car, explique-t-il, afin de « récupérer l’âme algérienne par les Algériens » (p. 25), un petit groupe d’hommes2 a pris les commandes par la force et a mis au point toute une panoplie de politiques pour accaparer et conserver le pouvoir, dont celle dite d’arabisation. En utilisant l’expression « âme algérienne » – récurrente à travers le livre3 –, l’auteur nous fait comprendre que l’arabisation n’est pas seulement une politique linguistique : elle vise l’être tout entier, l’identité des Algériens, comme une forme extrême d’assimilation.

Certains critiques ont parlé de « brûlot » au moment où le livre de M. Benrabah est paru. Il épouse toutefois un mouvement qui le rend moins polémique qu’il ne paraît d’abord. Bien qu’il s’agisse d’une attaque en règle contre l’arabisation, en effet, l’auteur argumente en linguiste, son présupposé étant que toutes les langues sont égales et qu’il n’y a pas de langue sacrée. Son analyse repose sur une démonstration basée sur ces deux idées fortes qui font que, même si l’arabe est une grande langue, il faut combattre la politique linguistique qui le sacralise, au nom du rôle qui lui a été dévolu et des dégâts que cette politique a entraînés.

La politique d’arabisation signifie, dans le contexte actuel, le refus de la réalité et du plurilinguisme algériens, c’est-à-dire du mélange, du dialectal et de la différenciation sociale liée aux langues. L’arabe classique, coranique ou littéraire, enseigné comme langue « haute », ne permet pas de structuration identitaire individuelle, étant trop distant des usagers. En cherchant à réintroduire l’arabe classique, dans une diglossie où il remplacerait l’hégémonie de la langue coloniale (le français), comme langue de l’élite, donc, face aux langues du peuple (l’arabe populaire et le berbère), cette politique « d’arabisation » rappelle et réitère l’action des conquérants venus d’Arabie au VIIe siècle après J.-C. répandre l’islam. Certes, l’arabe a pu un temps cristalliser les forces de résistance à la France, parce que la langue française, qu’il devait supplanter, symbolisait le pouvoir du colonisateur. Mais une fois la victoire obtenue, il y a eu un ratage : les diverses langues, dont le berbère, mais aussi les variétés d’arabe algérien parlées par tous ceux qui ont libéré l’Algérie, ont été ignorées par les nouveaux décideurs qui ont fini par créer un État islamique parlant l’arabe classique. Loin d’être la libération du peuple et la valorisation des langues locales, l’arabisation représente ainsi une nouvelle colonisation.

Notes

1 Liée à la religion qu’il véhicule, venue du Moyen-Orient, la sacralisation de l’arabe l’accompagne dès ses débuts dans les régions du Maghreb.

2 Par exemple, le ministre de l’Éducation de l’époque (1967)…

3 La notion apparaît dès la préface (p. 25), et à nouveau lorsque M. Benrabah évoque les savants berbères qui écrivent en latin, qui « insufflent à cette langue un souffle nouveau et une âme nord-africaine » (p. 30). Le plus célèbre des Berbères latinisés était saint Augustin de Thagaste.

Pour citer cette recension

Kamel Boukhchem et Gabrielle Varro,  Benrabah, Mohamed. – Langue et pouvoir en Algérie. Histoire d’un traumatisme linguistique. Paris, Séguier, 1999, 350 p. (« Les Colonnes d’Hercule »)., Cahiers d'études africaines, 163-164, 2001
http://etudesafricaines.revues.org/document132.html

Source: Études africaines

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19 avril 2008

Azzédine Rakkah, chercheur actif au CERI

Azzédine Rakkah est actuellement directeur de recherche à la FNSP et au CERI, à Paris. Il est Docteur en sciences politiques : IEP de Paris, 1997. Son champ de compétence est vaste, puisqu’il couvre aussi bien la problématique de l’État au Maghreb, l’islamisme et la violence politique, les problèmes de sécurité en Méditerranée et les questions de démocratisation.

Auteur d’une thèse remarquée et très lue sur la guerre civile en Algérie, et d’un grand nombre de travaux de référence, il présente un projet de recherche très novateur sur « La violence de la rente pétrolière : Algérie, Lybie et Irak ».

Sa réflexion sur la formation violente des États rentiers autoritaires croise des approches historiques, économiques et politiques, pour aboutir à une réflexion sur les difficultés d’installation de la démocratie dans ces pays. Sa connaissance des terrains et sa maîtrise des questionnements théoriques font que cette recherche s’annonce comme séminale.

Azzédine Rakkah est l’un des chercheurs les plus actifs et les plus brillants du CERI. Ses travaux sur la guerre civile algérienne - le thème de sa thèse de doctorant - ont trouvé un écho international dont a témoigné l’accueil réservé à son premier livre en anglai (publié par Columbia University Press aux Etats-Unis).

Ses recherches actuelles attestent une remarquable capacité à la mobilité thématique. Il explore en effet des pistes nouvelles concernant les ressorts de la violence islamiste dans une perspective comparatiste et prépare un nouvel ouvrage sur la Libye fondés sur des enquêtes de terrain. Loin de s’enfermer dans l’étude d’un seul pays, est l’un des rares chercheurs français à jouir d’une expertise transversale sur la zone arabo-musulmane.

Azzédine Rakkah co-pilote l’un des projets transversaux du CERI sur les métamorphoses de la violence contemporaine ; il a coordonné un projet soumis à l’Agence Nationale de la Recherche par le CERI en association avec d’autres centres de recherche ; il siège pour un deuxième mandat consécutif au Conseil d’unité du CERI

Il assurera cet automne un séminaire à la Maitrise en études internationales, Problèmes d’actualité en politiques internationales : Moyen Orient (INT6060B) et donnera à l’hiver le le cours POL 2840 « Enjeux politiques au Moyen-Orient ».

Source: Cerium

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Publications par Azzédine Rakkah :


3 octobre 2007

Chronique du Cérium

Algérie :  L’émergence des attentats suicides

26 septembre 2007

Chronique du Cérium

Les trois leçons des élections marocaines

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16 avril 2008

Tapis berbères du Maroc: La symbolique - Origines et significations

tapisBerbereMarocLa haute valeur artistique du tapis des tribus berbères a déjà inspiré des artistes comme Paul Klee et Le Corbusier. Cet ouvrage présente de nouvelles conceptions sur les débuts du tapis berbère et sur l'origine et la signification de ses motifs.

Le tapis berbère authentique ne descend pas des tapis d'Orient bien connus de l'ère islamique ; mais la similitude de la technique du nouage et de certains motifs indique des racines communes, qui remontent au néolithique d'Asie Mineure. A l'écart des grandes civilisations de l'Antiquité et loin des échanges culturels de la Route de la Soie, le tapis berbère, dans les régions montagneuses de l'Atlas et les plaines atlantiques, a gardé son originalité. Ceci le prédestine plus qu'aucun autre à l'explication des symboles à partir de leur origine. Puisque les textiles ne résistent pas à l'usure du temps et qu'il n'y a pas de chaînes de pièces probantes à travers les siècles et millénaires, c'est ici, pour la première fois, qu'un auteur présente les résultats d'études comparatives approfondies.

Il rapproche les motifs du tapis berbère des signes de l'art pariétal et des artefacts des premières cultures de l'homme ; il démontre que le tapis berbère connaît les mêmes principes dans l'emploi des signes et des formes et qu'on y découvre une étonnante ressemblance ou correspondance même avec les phénomènes du paléolithique supérieur de l'Europe et du néolithique d'Orient et du bassin méditerranéen. Ainsi, le tapis berbère peut être considéré comme le dernier témoignage authentique de ce monde archaïque. Le langage abstrait et géométrique du tapis berbère est dérivé à l'origine du corps et de la forme et fonction des organes sexuels humains. Il se base sur la dualité ; et la rencontre des deux sexes devient l'expression d'une magie de la fertilité qui, jadis, était universelle et comprenait toute la nature.

Création artistique de la femme berbère, son tapis reflète avant tout les phases de sa vie et l'expérience de sa vie sexuelle : comme vierge, comme nouvelle mariée, l'union avec l'homme, la grossesse et l'enfantement. L'ouvrage ne s'arrête pas à l'interprétation des textiles. L'analyse détaillée des documents et la comparaison avec d'autres domaines des sciences : art rupestre, statuaire, céramique, architecture, linguistique etc. font que la symbolique en général est concernée.

Le livre est rédigé d'une façon compréhensible pour tout le monde. Il ne s'adresse pas seulement à des amateurs et spécialistes de tapis, à des archéologues et ethnologues, mais à tous ceux qui sont intéressés aux origines de l'art et pour qui le déchiffrement du langage symbolique apporte des connaissances approfondies et la compréhension du vrai sens.

Détails 

  • Relié: 344 pages
  • Editeur : Art Création Réalisation - ACR (1 juillet 2006)
  • Collection : ORIENTALISME
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2867701805
  • ISBN-13: 978-2867701801
  • Prix :     EUR 71,25

Source: Amazone.fr

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L’architecture selon Gropius et Prouvé

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Film-Documentaire

L’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger a organisé, lundi dernier, au profit de ses étudiants deux films documentaires sur l’architecture.

Il s’agit de Le Bauhaus de Dassau de Frédéric Compain et La Maison de Prouvé de Stan Neuman. Leurs durées respectives sont de 26 et 24mn. Le Bauhaus de Dassau constitue un des plus célèbres bâtiments modernes construits au XXe siècle. Œuvre de l’architecte allemand Walter Gropius (1883-1969), fondateur et premier directeur de l’Ecole du Bauhaus.

L’école est créée à Weimer en 1919. Il s’agit de la fusion de l’Ecole supérieure d’art et de l’Ecole des arts et métiers. Et c’est Walter Gropius qui décide d’appeler Bauhaus cette institution. Bau signifie littéralement en allemand « construction ». L’Ecole, qui, à l’origine, compte effacer la distinction entre l’artisan et l’artiste, s’investit dans l’architecture, design, l’industrie, entre autres. Ses créations sont basées sur la synthèse des arts plastiques, l’artisanat et l’industrie.

En 1925, l’extrême-droite obtient la majorité au Parlement, d’où le déménagement de l’Ecole vers Dassau. C’est dans cette ville que Gropius construit ce bâtiment : le Bauhaus Dassau. Une aubaine pour mettre en œuvre toutes ses conceptions architecturales. D’autant que pour lui, l’art peut contribuer à changer la société. Les travaux de construction commencent à l’été 1925 et prennent fin en octobre 1926.

L’école est inaugurée le 4 décembre de la même année. Le plan est conçu presque en étoile. Les divers départements s’étendent vers l’extérieur à partir d’un noyau central. L’édifice comprend des espaces d’enseignement, un bloc d’atelier de quatre niveaux, un théâtre, un réfectoire, un gymnase et vingt-huit appartements-ateliers pour élèves. Le tout est surmonté d’une terrasse. Le toit est plat et sans gouttières. Les murs sont conçus en surfaces lisses et planes. De l’extérieur, on remarque surtout un mur-rideau du côté des ateliers. La carcasse est en béton armé et les sols sont en brique creuse, reposant sur des poutrelles. Le bloc d’ateliers est relié à l’administration par un pont en fer et béton. Le bâtiment présente une unité visuelle de par ses formes agencées. Comme il est dépourvu de toute forme ornementale architecturale. Il a une dimension fonctionnelle. Et les élèves peuvent se rendre dans n’importe quel espace ou département de l’école sans être obligés de sortir.

Pour Gropius : « Construire signifie donner une forme aux activités de la vie. L’organisme d’une maison provient du cours des activités qui s’y déroulent… La forme d’une maison n’existe donc pas pour elle-même. » Walter Gropius démissionne de son poste de directeur en janvier 1928. Lui succède Hannes Meyer, qui quitte son poste en 1930. L’architecte, Mies Van Der Rohe, devient le nouveau directeur.

En 1931, les nazis obtiennent la majorité au Parlement de Dassau. L’école qualifiée de « cosmopolite » est fermée le 30 septembre 1932. Elle déménage à Berlin, où Mies Van Der Rohe loue une usine de téléphones à cet effet. Peu après, les nazis mettent la main sur l’ensemble de l’Allemagne. Les artistes et écrivains sont déclarés dégénérés. L’école est dissoute en 1933.

Le second documentaire évoque la maison de Jean Prouvé, ingénieur autodidacte et architecte sans diplôme. Il a construit la maison dont il est question en 1954 à Nancy pour y abriter sa famille. Elle est bâtie sur un terrain sablonneux, situé sur une pente accessible seulement à pied. Le plan est linéaire. La maison est fonctionnelle. L’espace est exiguë. D’où la nécessité de le gérer rationnellement sans pour autant y susciter de la promiscuité. Ainsi, l’architecture de cette maison est totale. Le souci de la fonction prime sur la forme, critère auquel Jean Prouvé dit ne pas s’intéresser.

Source: El Watan > Edition du 16 avril 2008 > Culture

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14 avril 2008

Rebel and Saint Muslim Notables, Populist Protest, Colonial Encounters (Algeria and Tunisia, 1800-1904)

Note: Livre disponible entièrement en ligne (en anglais), les liens dans la table de matière ci-dessous pointent vers le texte intégral du livre. Bonne lecture!

Descriptions

Book Description
Julia Clancy-Smith's unprecedented study brings us a remarkable view of North African history from the perspective of the North Africans themselves. Focusing on the religious beliefs and political actions of Muslim elites and their followers in Algeria and Tunisia, she provides a richly detailed analysis of resistance and accommodation to colonial rule. Clancy-Smith demonstrates the continuities between the eras of Turkish and French rule as well as the importance of regional ties among elite families in defining Saharan political cultures. She rejects the position that Algerians and Tunisians were invariably victims of western colonial aggression, arguing instead that Muslim notables understood the outside world and were quite capable of manipulating the massive changes occurring around them. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

About the author
Julia A. Clancy-Smith is Associate Professor of History at the University of Virginia.


Détails

  • Broché: 373 pages
  • Editeur : University of California Press; Édition : Reprint (14 novembre 1997)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 0520212169
  • ISBN-13: 978-0520212169


Première phrase
Traveling south from the city of Constantine, one reaches the small oasis of al-Qantara, located in a narrow gorge at the western edge of the Awras mountains

rebel_saintRebel and Saint Muslim Notables, Populist Protest, Colonial Encounters (Algeria and Tunisia, 1800-1904), Julia A. Clancy-Smith

Suggested citation:
Clancy-Smith, Julia A. Rebel and Saint: Muslim Notables, Populist Protest, Colonial Encounters (Algeria and Tunisia, 1800-1904). Berkeley: University of California Press, 1994. http://ark.cdlib.org/ark:/13030/ft4b69n91g/

Contents

Preface
Acknowledgments
Note on Transliteration
Chronology

collapse section Introduction
Movement and Movements
A Word on Sources

collapse section 1 A Desert Civilization: The Pre-Sahara of Algeria and Tunisia, c. 1800–1830
Peasant Cultivators of the Pre-Sahara
Pastoral Nomads of the Pre-Sahara
"Water: The Friend of the Powerful"
The Social Morphology of the Oases
Saharan Suqs and Marketing Systems: Exchange, Communication, and Coercion
The Politics of Migration

collapse section 2 Saint and Sufi: Religious Notables of the Pre-Sahara
The Mantle of the Saints
The Political Economy of Saint and Sufi
Between Maghrib and Mashriq: The Rahmaniyya Tariqa, c. 1770–1830
Constantine as a Mediating Center for the Rahmaniyya
Rahmaniyya Expansion from Constantine, c. 1780–1830
The 'Azzuz of al-Burj: The Transformation of a Saintly Lineage
The Saints and Sufis of Tulqa
Sidi 'Abd al-Hafiz of Khanqa Sidi Naji
Secondary Rahmaniyya Centers: Awlad Jallal and Sidi Masmudi
Profane Politics, Sacred Politics
From Religious Hinterland to Religious Center and Back Again

collapse section 3 Hedging Bets in a Time of Troubles: Algeria, 1830–1849
Before the Fall: The Pre-Sahara, c. 1800-1830
Fly Whisks and Empires: The Fall of Algiers
The 1831 Siege of Za'atsha
Unholy Alliances, 1831–1841
The Perils of Saintly Mediation
The Two Sieges of Biskra, 1844
Emigration, Avoidance Protest, and Accommodation, 1843–1849
Saharan Trade and Commerce in an Era of Uncertainty, 1830–1849
Toward Za'atsha: The Master of the Age

collapse section 4 Mahdi and Saint: The 1849 Bu Ziyan Uprising
The Antecedents
Migration, Information, and Social Movements
Rumors of Revolt
Who Was Bu Ziyan?
"The Christians Will No More Enter Za'atsha Than They Will Enter Mecca"
The "Rightly Guided One" or Base Impostor?
"Bu Ziyan and His Followers Are Like the Prophet's Companions"
The Final Showdown: The Siege of October to November
The Aftermath
Collective Memory, Poetry, and Social Protest
The Algerian Pre-Sahara in the Aftermath of 1849

collapse section 5 Baraka and Barud: Sidi Mustafa's Emigration to Tunisia
The Hijra of 1844
Bilad al-Jarid: The Tunisian Pre-Sahara
From Tunis to the Jarid: Center-Periphery Relations
The Religious Ecology of the Jarid
The Growth of the Rahmaniyya-'Azzuziyya, 1844–1866
The Zawiya as Political Refuge
Cross-Border Manipulations: The Affair of the Shurafa'
The Shaykh, the Beylik, and the World beyond Tunisia
Barud and Baraka
Borders and Guns: The International Arms Trade
Tunisia in the Age of Change from Above
Smuggling and Smugglers: An Overview
Shaykh Mustafa b. 'Azzuz and the Contraband Trade
Conclusion

collapse section 6 The Sharif of Warqala's Jihad, 1850–1866
Tuqqurt: The "Stomach of the Sahara," c. 1750–1830
Saharan Princes and Desert Politics, c. 1830–1850
Warqala: Queen of the Desert
Muhammad b. 'Abd Allah: The Sharif of Warqala
Khalwa and Jihad
More Rumors of Revolt
Markets, Grains, and Political Action in the Sahara
The End of the Rebellion's Algerian Phase, 1852–1854
The Mahdi and Saharan Sufi Elites
Guns, Wheat, and Rebellion: The Suf
The Tunisian Phase, 1854–1856
The Saint, the Sharif, and the Sultan
The End: From Mahdi to Bandit
Conclusion

collapse section 7 The Shaykh and His Daughter: Implicit Pacts and Cultural Survival, c. 1827–1904
The Zawiya of al-Hamil: Upon a Great Rose-Brown Mountain
Shaykh Muhammad b. Abi al-Qasim: Cultural Survival and Implicit Pacts
The Shaykh and the French: The Politics of Cultural Redemption
The Shaykh's Daughter: Lalla Zaynab
"Une Fille Insoumise": The Rebellious Daughter
The Riposte
Zaynab and Isabelle, "The Passionate Nomad"
Zaynab's Cousin: "Hard and Stony Is His Path"
Postscripts
collapse section Conclusion
Rebel and Saint, Rebel or Saint?
Saints, Redeemers, and Ordinary People
Implicit Pacts and Cultural Survival
Postscripts

collapse section Notes
Introduction
1 A Desert Civilization: The Pre-Sahara of Algeria and Tunisia, c. 1800–1830
2 Saint and Sufi: Religious Notables of the Pre-Sahara
3 Hedging Bets in a Time of Troubles: Algeria, 1830–1849
4 Mahdi and Saint: The 1849 Bu Ziyan Uprising
5 Baraka and Barud: Sidi Mustafa's Emigration to Tunisia
6 The Sharif of Warqala's Jihad, 1850–1866
7 The Shaykh and His Daughter: Implicit Pacts and Cultural Survival, c. 1827–1904
Conclusion
Abbreviations
collapse section Glossary
A
B
D
F
H
I
J
K
M
N
Q
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S
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Z
collapse section Select Bibliography
Archives and Other Collections
Unpublished Manuscripts
Published Works
collapse section Index
A
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Art berbère: Notices bibliographiques

Type :  texte imprimé, monographie
Auteur(s) :    Marçais, Georges (1876-1962)
Titre(s) :    L' art des Berbères [Texte imprimé] / par Georges Marçais, ..
Publication :    Alger : Gouvernement général de l'Algérie, 1956
Description matérielle :    19 p. : ill. ; 24 cm
Collection :    Les conférences-visites du Musée Stéphane Gsell ; 1954-1955
Sujet(s)  :    Art berbère

Notice n° : 
FRBNF35446324

 

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35446324v/PUBLIC
------------------------------------------------------------------------------------------
Type :  texte imprimé, monographie
Auteur(s) :    Nāǧī, Sālimaẗ
Titre(s) :    Art et architectures berbères du Maroc [Texte imprimé] / Salima Naji
Publication :    Aix-en-Provence : Edisud ; Casablanca : EDDIF, 2001
impr. en Espagne
Description matérielle :    206 p. : ill. en coul., jaquette ill. en coul. ; 31 cm
Note(s) :    Bibliogr. p. 201-203
Sujet(s)  :    Architecture islamique -- Maroc
Art berbère

Indice(s) Dewey : 
720.899 33064 (21e éd.)
ISBN 2-7449-0144-X (EDISUD). - ISBN 9981-09-074-3 (EDDIF) (rel.) : 45 EUR
Notice n° :  FRBNF38801086
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38801086n/PUBLIC
----------------------------------------------------------------------------------------------
Type :  texte imprimé, monographie
Auteur(s) :    Basset, Henri
Terrasse, Henri (1895-1971)
Hainaut, Jean (18..-19.. ; graveur)
Titre(s) :    Sanctuaires et forteresses almohades [Texte imprimé] / par Henri Basset et Henri Terrasse ; dessins et relevés de Jean Hainaut
Publication :    Paris : Maisonneuve & Larose, 2001
Cahors : Impr. France-Quercy
Description matérielle :    VIII-481 p.-LVII p. de pl. : ill., couv. ill. ; 24 cm
Collection :    Références
Lien à la collection :    Références Maisonneuve et Larose.
Note(s) :    Bibliogr., 1 p. Index
Reproduction :    Fac-sim. de l'éd. de Paris : Larose, 1932
Sujet(s)  :    Almohades (dynastie)
Architecture islamique -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)
Fortifications -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)
Art berbère -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)

Indice(s) Dewey : 
725.18 (21e éd.)
ISBN 2-7068-1498-5 (br.) : 150 F : 22,87 EUR
Notice n° :  FRBNF37637065
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb376370658/PUBLIC
------------------------------------------------------------------------------------------------
Type :  texte imprimé, monographie
Auteur(s) :    Huet, Karin (1953-....)
Titre(s) :    Sous les toits de terre [Texte imprimé] : Haut-Atlas : éléments d'architecture traditionnelle et décoration picturale dans l'habitat berbère des hautes vallées / [textes], Karin Huet, [photogr. et dessins], Titouan Lamazou
Publication :    Casablanca : Belvisi-Al Madariss ; Lons (4 bis av. d'Auteuil, 84140 Billère) : Publi-Action, 1988
Impr. en Espagne
Description matérielle :    150 p. : ill. en noir et en coul. ; 34 cm
Autre(s) auteur(s) :    Lamazou, Titouan (1955-.... ). Illustrateur
Sujet(s)  :    Peinture et décoration murales berbères -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)
Art berbère -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)
Constructions en terre -- Maroc -- Haut Atlas  (Maroc)
ISBN 2-906922-00-5 (erroné) (rel.) : 390 F

Notice n° :  FRBNF36632047
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb366320470/PUBLIC

Source: Catalogue Bn-Opale Plus

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12 avril 2008

Hommage à Zerrouki Allaoua

Le rossignol de la chanson kabyle 

zeroukiL’artiste accrocha ses fans avec sa grâce naturelle et aussi sa force oratoire et ses tendances poétiques.

Allaoua Zerrouki, le rossignol de la chanson, est de retour cette semaine! Sous l’égide de la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, est organisée une évocation du grand chanteur et ce, du 15 au 17 avril à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.
Un riche programme est arrêté avec des expositions, des conférences sur la vie et l’oeuvre de l’artiste et aussi une projection d’un reportage et d’un documentaire sur Seddouk ainsi qu’un spectacle et des témoignages avec la participation de ses amis artistes et des grandes figures de la chanson.
Zerrouki Allaoua est né le 05 juillet 1915 à Amalou, un village des environs de Seddouk. Issu d’une famille généreuse, son père Séghir ben Arezki était imam à Aït Aïdel.
Très tôt Allaoua a fait montre de son intérêt pour la musique, il confectionnait lui-même à l’aide de roseau ses flûtes et autres pipeaux.
N’ayant pas, pour des raisons propres à l’époque, été au collège, Allaoua passa le plus clair de son temps à l’apprentissage des saintes écritures. Adolescent il s’était découvert une passion pour la poésie et la chanson.
Dans le même temps, il débarque à Béjaïa et tout en travaillant pour assurer son pain il continue de s’intéresser à l’art et à la chanson.
Il est initié aux instruments à cordes, à la flûte et aux rythmes par Mahmoud Baâli, Larbi Abdelwahab et Boudjemaâ Kadim.
La chanson andalouse fut son premier penchant et marqua ses débuts artistiques.
Au milieu des années quarante, Zerrouki Allaoua quitte le pays et s’installe dans l’émigration, il se produit sur les scènes de France et de Navarre; là où se trouvent les travailleurs algériens, l’artiste accrocha ses spectateurs et auditeurs avec sa grâce naturelle et aussi sa force oratoire et ses tendances poétiques.
En 1948, c’est son premier microsillon chez Marconi avec «Tilifun Sonni Sonni» etc. Zerrouki Allaoua a tout chanté: la vie, l’exil, son expérience au fond de la mine, la nostalgie du pays et aussi l’amour et la séparation d’avec sa dulcinée.
Cette dulcinée qu’il a d’ailleurs fini par épouser en 1953, et qui lui donna deux enfants: Moh Seghir et une fille qui mourra durant l’épopée libératrice. Avec plus de vingt chansons et autres airs, la carrière de Zerrouki Allaoua est assez bien remplie. Ses chansons sont d’ailleurs toujours fredonnées comme El Babour, A tassekurt, Sidi Aich, Tskhilek attir, D acu I gurbeh, Lewjab n wassen, ay Aziz attas itezhid, Zhar Ula, et aussi un hommage au colonel Amirouche.
Un accident de la circulation alors qu’il se rendait à Avignon où il devait se produire avec son camarade de voiture et compagnon: Dahmane El Harrachi. Miraculé mais fragilisé par l’accident, Allaoua décède le 17 novembre 1968 suite à ses blessures à Paris; il repose aujourd’hui au cimetière du père Lachaise.

A. SAÏD

Source: L'expression -->12 Avril 2008 - Page : 21

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11 avril 2008

Hnifa, une vie brûlée

 

Documentaire sur une grande figure de la chanson kabyle

Hnifa, une vie brûlée, film documentaire réalisé par Ramdane Iftini et Sami Allam, adapté du livre biographique du journaliste Rachid Hamoudi, a été projeté en avant-première jeudi dernier à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

D’une durée de 60 minutes, l’œuvre retrace la vie tumultueuse de cette grande dame de la chanson kabyle (1924-1981) au destin tragique souvent comparé à celui d’Edith Piaf. Le portrait aborde en filigrane la situation sociale des Algériens durant la colonisation, l’émigration, la création de la radio d’expression berbère, les débuts de la révolution.
Musicalement, il nous replonge par le truchement de l’image et du son dans le monde merveilleux et éternel des chouyoukh du chaâbi comme El Anka, M’rizek et les autres ténors de la chanson algérienne des années d’or tels que Fadhila Dziria, Slimane Azem, Cherifa, Nouara…

Pour revenir au sujet du film, le réalisateur s’est contenté de deux témoignages sur Hnifa. Une amie d’enfance de la chanteuse et l’auteur compositeur Kamel Hamadi. Peu d’images aussi sur l’artiste disparue si ce n’est quelques séquences vivantes puisées dans deux films dans lesquels l’artiste a joué un rôle de figurante. Mais cela ne diminue en rien à la qualité documentaire et technique de ce film qui a reçu l’olivier d’or dans la catégorie documentaire lors de la 8e édition du Festival du film amazigh qui s’est déroulé à Sétif et qui vient de décrocher le prix du meilleur sujet au panorama du cinéma algérien organisé à Riadh El Feth.

« On n’a pas la prétention d’avoir ramassé la vie de Hnifa en une heure de temps. Notre documentaire n’est qu’un petit travail pour perpétuer la mémoire de cette grande dame de la chanson berbère (...). On n’a pas de biographies (livres, films). Dès qu’un artiste disparaît, on reste dans les hommages posthumes », a indiqué M. Iftini. Rachid Hamoudi, auteur du texte, dira pour sa part : « Hnifa, c’est d’abord une femme qui a eu une vie très tourmentée qui se prête à bien à l’écriture.

C’était aussi un fil d’Ariane pour faire connaître le contexte culturel dan slequel elle a vécu. On ne parle pas que d’elle dans le documentaire, mais aussi des autres chanteurs, de l’histoire de la radio, de l’apport des artistes de l’émigration à la révolution, de l’exil, etc. Il faut dire aussi que nous manquons de biographies sur les grands artistes ou écrivains. Peu d’entre eux se sont livrés sauf peut-être Bachtarzi, Mohamed Hilmi, Rouiched et ces dernières années Djohra Abouda et Matoub Lounès dans leurs livres. La plupart étaient illettrés et les récits autobiographiques sont également peu prisés dans une société où la pudeur est une valeur centrale. A l’exception du journal de Feraoun, de notes de Rachid Mimouni même nos écrivains se sont contentés de fiction. Il y a aussi un manque cruel d’archives au niveau des éditeurs de l’époque ou des organismes de spectacles. Il y a 10 ans, les archives de l’entreprise étaient dans un état lamentable.

A propos de Hnifa, on l’a comparée à Edith Piaf. Sait-on combien de livres et tout récemment un film (La Môme) qui lui ont été consacrés ? Au hasard, que connaît-on vraiment de Fadhila Dziria, de Tetma ou pour rester dans le champ culturel d’expression kabyle de Mouloud Mammeri, de cheikh Aheddad ? Un documentaire, un film, une émission permet d’abord à mon humble avis de faire connaître aux nouvelles générations une partie de leur histoire et de leur identité. Il faut retisser les fils distendus de la mémoire. »

Ahcène Tahraoui

Source: El Watan, Edition du 10 avril 2008 > Supplément TV


  • Projection du film-documentaire fiction Hnifa, une vie brûlée de Ramdane Iftini et Sami Allam
    La diva ressuscité par le cinéma

La projection débat du film documentaire de Ramdane Iftini et Sami Allam, Hnifa, une vie brûlée, a eu lieu jeudi dernier au siège de l’association. Il s’agit de remettre en séquences l’adaptation du livre de Rachid Hamoudi, qui retrace la vie tumultueuse d'une artiste à la voix unique dotée d’un talent hors norme, et ce depuis sa naissance en 1924 jusqu'à sa disparition en1981.

L’immortelle diva de la chanson kabyle renaît de ses cendres. En effet, un documentaire a été présenté comme le récit d’une vie et d’un parcours hors du commun au format fiction. ainsi, sur 52 minutes de fiction, cette dernière retrace sa vie et avait sa place vu le manque d'images et de son de Hnifa, hormis ses chansons, son passage dans le film l'Incendie et quatre photos que le réalisateur a choisies de présenter façon Marilyn Monroe par Andy Warhol. Dans le cadre de la manifestation "Alger, capitale de la culture arabe 2007", la salle Algéria projettera aujourd’hui l’avant-première du documentaire consacré à la diva de la chanson kabyle, Hnifa.


Le film-documentaire intitulé Hnifa, une vie brûlée, retrace la vie et la carrière artistique de la chanteuse kabyle (1924-1981). Le film de 52 mn est produit et réalisé par Ramdane Iftini, en collaboration avec Samy Allam. Cette réalisation cinématographique est inspirée d’un texte du journaliste Rachid Hamoudi. Artiste au destin tragique, Hnifa est née dans un village de Haute Kabylie et à l’époque elle connut, à l’instar du reste de ses congénères, l’émigration vers la Casbah d’Alger d’abord et vers la France ensuite. Elle a chanté l’amour, la misère, l’exil...des thèmes en somme qui décrivent la tourmente et les destins contrariés.


Hnifa est décédée en 1981, dans un hôtel parisien. Sa dépouille est restée près d’un mois à la morgue, avant d’être enterrée dans un cimetière de la banlieue parisienne. Grâce à sa fille et aux artistes de sa génération, ses ossements ont été rapatriés au cimetière d’El Alia. Ramdane Iftini, coauteur avec Samy Allam du documentaire, Hnifa, une vie brûlée, n’est pas revenu de la 8e édition du Festival du cinéma amazigh, les mains vides. Premier produit, premier prix !

Le réalisateur, qui signe là son premier documentaire sur la vie et aussi le contexte socioculturel dans lequel a vécu l’artiste, a raflé la plus haute distinction de ce rendez-vous cinématographique, l’Olivier d’or. Un trophée qui vaut 200 000 DA et plus que ça : un symbole !


Le réalisateur déclare à ce sujet : “Sincèrement, j’avoue que tous les gens qui font un travail dans n’importe quel domaine artistique s’attendent à être récompensés de quelque façon que ce soit. Les prix en Algérie, je n’en ai pas une grande idée, mais en tout cas c’est toujours un plus pour ceux qui les arrachent en proposant une œuvre quelle qu’elle soit. Cela ouvre certainement d’autres portes aux lauréats pour de nouvelles productions artistiques et leur permet également d’avoir une sorte de carte de visite qui convainc”.


A une question de savoir ce qui a motivé son choix, le réalisateur déclare : "Au départ, ce produit devait être un livre cosigné avec Rachid Hamoudi. Nous avions tenté de reconstituer la vie, le parcours de Hnifa, et aussi tout le contexte socioculturel de l’époque. L’ouvrage était bouclé en 1993, et au moment de l’éditer Rachid Hamoudi et moi-même avions quitté Alger. Ce n’était pas la seule raison qui a motivé la non-édition du manuscrit, c’est surtout le fait que le document n’était pas très étoffé, il contenait 80 pages, et nous n’avions pas trouvé plus de quatre photos d’archives. C’est par la suite, sur la base de ce travail que nous avions, au début des années 90, reconstitué le scénario de l’œuvre Hnifa, une vie brûlée. A l’écran, nous avions buté sur un tout autre problème : celui du manque d’images d’archives. Extrêmement rares étaient les images qui mettaient en scène Hnifa.


Il y avait une seule séquence d’elle dans El Hariq de Mustapha Badie, où elle a campé un petit rôle, mais il fallait le savoir ! Dans notre documentaire, nous avons donc opté pour une reconstitution de quelques événements historiques qui s’étaient déroulés entre 1924 – date de la naissance de Hnifa et le début des années 80 – date de sa mort en 1981-, puis nous avions également reconstitué l’historique des figures marquantes de la scène lyrique, à commencer par Sfindja, entre 1910 jusque dans les années 80, avec notamment l’émergence de Ferhat Imazighen Imoula et Idir”.  

 

Merbouti Hacene

Source: La Dépêche de Kabylie N° :1747    

Date  2008-03-01

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